Avant-Propos :

Quelle Sélection ! Il y a en effet assez longtemps (plusieurs années sans doute) qu’une telle quantité d’excellents albums n’avait été recensée dans ce fascicule. Le choix sera donc forcément difficile à effectuer pour vous, mais “abondance de biens ne nuit pas”, comme dit le proverbe...
Quelques précisions sont néanmoins nécessaires. Tout d’abord, sachez que la sortie du At The Royal Albert Hall de Camel a été reportée à plusieurs reprises et qu’il n’est malheureusement pas impossible qu’elle le soit à nouveau. Pour l’heure, la date annoncée est le 25 octobre, et on croise bien sûr les doigts pour que cela ne change pas.
D’autre part, nous proposerons le mois prochain le nouvel album live de RPWL, Live From Outer Space, à un prix bien plus attractif que celui de Camel d’ailleurs (le groupe allemand est visiblement bien moins gourmand que son confrère anglais). Trois versions (2CD, DVD et Bluray) seront également disponibles, alors merci de préciser dès que possible si vous êtes intéressés par l’une d’entre elles... Merci d’avance et à bientôt.

Bonne lecture à toutes et à tous !

Olivier (pour Cosmos Music)


Promotion Octobre 2019

Dans la limite des stocks disponibles...

 

2 CD à 13 € pièce !!! 

THE FIERCE & THE DEAD : "Live USA 17"

LAUGHING STOCK : "Sunrise"

 


La nouvelle Sélection de Nouveautés (Octobre 2019)...

ALIANTE : "Sul Confine" 17 €

BAROCK PROJECT : "Seven Seas" (digipack) 17 €

CAMEL : "At The Royal Albert Hall" (2CD) 25 €

CAMEL : "At The Royal Albert Hall" (DVD) 27 €

CAMEL : "At The Royal Albert Hall" (Bluray) 29 €

CELLAR NOISE : "Nautilus" (digipack) 19 €

CHASING THE MONSOON : "No Ordinary World" (digipack) 17 €

CLEPSYDRA : "The Gap" 17 €

DRIFTING SUN : "Planet Junkie" (digipack) 17 €

ELOY : "The Vision, The Sword And The Pyre - Part II" (digipack) 19 €

THE FIERCE & THE DEAD : "Live USA 17" (digipack) 13 €

FLYING COLORS : "Third Degree" 18 €

HASSE FRÖBERG & MUSICAL COMPANION : "Parallel Life" (digipack) 17 €

STEVE HACKETT : "Genesis Revisited Band & Orchestra : Live At The Royal Festival Hall" (2CD/DVD) 23 €

STEVE HACKETT : "Genesis Revisited Band & Orchestra : Live At The Royal Festival Hall" (2CD/Bluray) 25 €

IQ : "Resistance" (2CD digipack) 21 €

KAPREKAR'S CONSTANT : "Depth Of Field" (digipack) 17 €

KNIGHT AREA : "D Day" 17 €

LAUGHING STOCK : "Sunrise" (digipack) 13 €

MILLENIUM : "The Web" (digipack) 17 €

RETROSPECTIVE : "Latent Avidity" (digipack) 17 €

THE TEA CLUB : "If / When" (digipack) 17 €

THIEVE'S KITCHEN : "Genius Loci" (digipack) 17 €

UNIT WAIL : "Egarés" 17 €

 


LEE ABRAHAM : "Comatose" (47:01) 17 €


En quelques albums solistes, Lee Abraham, l’ancien bassiste de Galahad revenu récemment dans le giron du groupe en tant que guitariste, a marqué de son empreinte l’univers du prog symphonique. The Seasons Turn en particulier était un véritable “chef d’œuvre” du genre. Après un Colours plus léger, plus calibré, Lee Abraham signe un autre opus d’exception. Comatose est en réalité une unique composition de quarante-sept minutes, pour la réalisation de laquelle l’artiste a pu compter sur la complicité de Marc Atkinson, la voix magique de Riversea. Et si cela vous évoque le sommet de Galahad qu’est Seas Of Change, ce n’est pas très étonnant : on se situe dans le même type d’univers, le même type de concept harmonieux et aux thèmes plus captivants les uns que les autres. Un must !

 


ALIANTE : "Sul Confine" (53:18) 17 €


A l’écoute du second opus de Aliante, il devient évident que nous sommes en présence de l’une des meilleures formations italiennes actuelles. “Les goûts et les couleurs...”, rétorqueront certains pour évacuer (à juste titre peut-être) ce genre d’assertion. Il me faut donc être plus précis et ajouter que Sul Confine contentera au plus haut point tous les amateurs d’un progressif symphonique, soyeux et romantique, qui met particulièrement les claviers à l’honneur. Ces derniers, pluriels (moog, orgue, piano, etc.) et envoûtants, créent des parentés évidentes ou fugaces (selon les 8 morceaux, de 4:18 à 8:51) avec Eloy, Bellaphon, Happy The Man, Clearlight, ou Ain Soph pour les moments où quelques sonorités plus fusion se font entendre... Dans un contexte avant tout seventies, Aliante déroule son propos entièrement instrumental avec l’assurance et la confiance de celui est conscient d’avoir enfanté une œuvre profonde, intense et inspirée de bout en bout. A ne pas rater, il va sans dire...


BAROCK PROJECT : "Seven Seas" (digipack) (65:32) 17 €


Doté d’une superbe pochette, évoquant les images et les dangers associés à la mer, ce nouvel album des Italiens de Barock Project confirme leur statut d’incontournables du rock progressif actuel. Les 11 titres (de 3:45 à 11:24) s’enchaînent sans que la moindre baisse de régime ne se manifeste. Les mélodies sont raffinées et magnifiques, la dimension orchestrale et symphonique harmonieusement intégrée à l’ensemble, et la section rythmique, entre autres, fait preuve d’une vitalité contagieuse. Avec les onze minutes de “Hamburg” par exemple, on tient une pure merveille musicale, tant cette composition synthétise tout ce qui fait le style et la force du groupe. Les musiciens se permettent même des incursions dans des genres différents et parfois surprenants, toujours avec maestria et cohérence. Honnêtement, sans Barock Project, il manquerait quelque chose au prog !

 


CAMEL : "At The Royal Albert Hall" (2CD) (150 mn) 25 €

CAMEL : "At The Royal Albert Hall" (DVD) (150 mn) 27 €

CAMEL : "At The Royal Albert Hall" (Bluray) (150 mn) 29 €


Camel fait partie de ces légendes vivantes, encore en activité, envers et malgré tout. On sait tous les problèmes de santé qu’a connu leur leader, Andy Latimer, aussi l’enregistrement de cette prestation donnée en septembre 2018 dans la prestigieuse salle du Royal Albert Hall à Londres est-il un événement. Accompagné du fidèle Colin Bass, de Denis Clément à la batterie et du talentueux Pete Jones aux claviers et chant, Andy Latimer revisite nombre de classiques du groupe (l’album Moonmadness en entier par exemple). Les conditions de réalisation sont optimales, image, lumières, et son, bien sûr, avec en point d’orgue celui de la guitare flamboyante et lyrique de Latimer, ressuscitant tout un pan du patrimoine prog avec maestria et magie. Indispensable.


 

CELLAR NOISE : "Nautilus" (digipack) (52:37) 19 €


Jeune formation italienne, Cellar Noise propose un second album enregistré en Italie et mixé en Suède, qui bénéficie de la participation sur un titre de Laura Meade, chanteuse de Izz. Moins typiquement italien et seventies que Alight (2017), Nautilus (concept basé sur les peurs et les pensées d’un homme) exprime davantage de modernité au service d’un prog international fortement tributaire des univers de Steven Wilson (celui de Porcupine Tree en particulier) ou de Riverside. Entièrement chanté en anglais, et bénéficiant d’une production éclatante, Nautilus alterne titres plus ramassés et compositions plus étendues (“Omega” culminant à douze minutes), mêlant le meilleur de la dynamique rock et de la sophistication prog. Un second album, différent du premier donc, mais qui démontre, outre son talent bien sûr, l’incroyable agilité de Cellar Noise à se mouvoir dans les styles et les époques sans se renier et perdre quoi que ce soit de son aura musicale...

 


CHASING THE MONSOON : "No Ordinary World" (digipack) (62:15) 17 €


Attention, petite merveille ! Certainement (aussi) parce que j’ai été pris par surprise (je dois l’avouer), le premier album de cette nouvelle formation britannique est mon indéniable coup de coeur de cette Sélection. Et pourtant, la concurrence est (était) de taille... Chasing The Monsoon ne sort pas de nulle part pour autant, puisqu’il s’agit en quelque sorte du successeur de Karnataka. Mené en effet par le brillant Ian Jones et entouré de plusieurs de ses anciens acolytes (la chanteuse Lisa Fury et le guitariste Enrico Pinna notamment), Chasing The Monsoon est une oeuvre superbe, qui part du meilleur Karnataka, se pare ensuite des atours de Magenta et de Mostly Autumn, pour propulser ses 10 compositions vers les étoiles. On se situe ici au sein d’un (néo) progressif symphonique, certes aux élans folk, electro et world, mais qui fait preuve d’une telle luxuriance mélodique qu’il en devient unique. Les parties de guitare sont nombreuses et éblouissantes de lyrisme, le chant aérien cherche constamment à attraper les étoiles et les claviers apportent une dimension cinématique qui finit de faire de No Ordinary World la petite merveille évoquée au début de ce propos. Ne passez pas à côté de cet album si peu ordinaire...


CLEPSYDRA : "The Gap" (62:46) 17 €


Clepsydra est un nom qui évoquera aux plus anciens des moments d’écoute recueillie, des souvenirs émus d’un groupe portant bien haut la bannière d’un rock progressif au creux de la vague, celui du début des années 1990, précédant un renouveau dont ils furent un des maillons. Les Suisses avaient interrompu leurs activités au début du nouveau siècle, mais ils sont désormais de retour, et The Gap, leur nouveau disque, est un magnifique album de néo-prog. D’aucuns pourraient leur reprocher une approche artistique profondément ancrée dans les années 80 : en réalité, ils n’ont cessé de raffiner leur style, pour atteindre à présent une forme de perfection en la matière. Et quels soli de claviers ! Les pièces d’anthologie se succèdent (7, de 2:55 à 14:57), pour un voyage dans le temps haut en couleurs.

 


DRIFTING SUN : "Planet Junkie" (digipack) (59:05) 17 €


Les Franco-Britanniques de Drifting Sun semblent désireux d’évoluer et de surprendre en partie leur monde. Leur nouvel album studio, Planet Junkie, étend en effet la palette instrumentale mise à contribution (à travers divers musiciens invités) et les influences stylistiques. Attention, le noyau dur est toujours bien là, fait d’un néo-prog mélodique. Mais il est littéralement transcendé par un gros travail sur les voix en particulier (3 chanteurs, officiant chacun sur 3 morceaux, ont été mis à contribution : Mark Atkinson, Colin Mold et Joshua Corum), ainsi que sur les claviers, déployant une remarquable variété de sonorités, vintage ou plus modernes. Le résultat est un disque d’une grande authenticité, frais et gouleyant, mariant avec équilibre efficacité mélodique et exigence instrumentale. On n’est pas si loin, parfois, d’un Queen ! Sans aucun doute l’album le plus abouti de Drifting Sun.


ELOY : "The Vision, The Sword And The Pyre - Part II" (digipack) (51:49) 19 €


Voici enfin la seconde et dernière partie de ce fameux concept sur Jeanne D’Arc, que Frank Bornemann voulait mettre en musique depuis si longtemps. Après la première partie l’an dernier, ce second volet confirme le retour gagnant d’une des légendes du prog germanique. Tous les éléments sont réunis pour séduire les amateurs et les passionnés d’Eloy : une musique spatiale, la basse si caractéristique de Klaus-Peter Matziol, les harmonies de guitare typiques, le chant unique de Bornemann, et des chœurs grandioses. Concept oblige, on regrettera l’absence de développements instrumentaux plus conséquents, même si quelques soli bien sentis se font parfois entendre - Hannes Folberth restant définitivement le meilleur claviériste de l’histoire du groupe ! Si The Vision, The Sword And The Pyre - Part II n’est pas totalement à la hauteur du glorieux passé d’Eloy, avant tout par une trop forte sagesse, il n’en demeure pas moins un album proposant tous les codes artistiques du groupe allemand.

 


THE FIERCE & THE DEAD : "Live USA 17" (digipack) (37:49) 13 €


On vous avait présenté cet original quatuor britannique l’an dernier pour la sortie de son troisième opus, Euphoric. A travers la publication de ce Live USA 17, enregistré en 2017 au Rosfest de Gettysburg aux Etats-Unis, l’occasion nous est donnée de découvrir The Fierce And The Dead dans son élément préféré, la scène. Cet album live contient des morceaux des 2 premiers opus du groupe (datant de 2011 et 2013) et des versions de travail de titres destinés à Euphoric, pas encore publié à l’époque. Entièrement instrumentale, la musique de The Fierce And The Dead offre un savoureux métissage progressif (pléonasme ?), qui vous permettra de vivre une éxpérience vraiment originale, à base de séquences crimso-psychédéliques hypnotiques et addictives...


 

 

FLYING COLORS : "Third Degree" (65:46) 18 €


Après cinq ans de pause studio, voici donc la nouvelle et troisième réalisation des Américains de Flying Colors, supergroupe composé, rappelons-le, de Mike Portnoy, Neal Morse, Steve Morse, Dave Larue et Casey McPherson. Comme sur les précédents disques, la mélodie est ici reine, portant ses coups à travers des titres très énergiques, un rock aux accents hard-prog, des compositions plus symphoniques ou teintées de gospel, entre autres. Mais plus que par le passé, sans doute, chaque morceau, particulièrement étendu, arbore des breaks et des séquences instrumentales où les musiciens font feu de tout bois; mention spéciale à un Neal Morse qui parvient à surprendre en renouvelant quelque peu ses sonorités de claviers. “Last Train Home” et “Crawl” sont en outre des titres épiques et profondément progressifs. Un savoir-faire pareil ne peut décemment pas être négligé !

 


HASSE FRÖBERG & MUSICAL COMPANION : "Parallel Life" (digipack) (65:46) 17 €


Hasse Fröberg a eu l’intelligence, il y a désormais une dizaine d’années, d’initier son propre projet musical en parallèle des Flower Kings se faisant de plus en plus rares en studio (même si ce dernier va proposer le mois prochain son nouvel album studio), laissant Roine Stolt monopoliser le chant. Et pourtant, quel vocaliste que cet Hasse Fröberg ! Entouré de musiciens pour l’essentiel issus de la sphère hard-rock, il livre en cet automne son quatrième album studio, à la superbe pochette. Le contenu est à l’unisson, débutant par une suite éponyme ambitieuse de 22 minutes, dans la meilleure tradition du rock progressif. Divisée en six mouvements, elle demeure fidèle à ce qui fait la grande force de HFMC : jubilation musicale et richesse instrumentale. Les six morceaux suivants placent également le curseur haut, avec pas moins de trois titres oscillant autour des neuf minutes. Plus qu’un groupe cousin des Flower Kings, Hasse Fröberg et ses compagnons en sont désormais les égaux et méritent d’être considérés à leur juste et très haute valeur...


STEVE HACKETT : "Genesis Revisited Band & Orchestra : Live At The Royal Festival Hall" (2CD/DVD) (53mn/61mn/184mn) 23 €

STEVE HACKETT : "Genesis Revisited Band & Orchestra : Live At The Royal Festival Hall" (2CD/Bluray) (53mn/61mn/184mn) 25 €


Comme il en a pris l’habitude depuis un bon nombre d’années, Steve Hackett alterne les sorties de nouveaux albums studio et d’enregistrements live. Après le probant At The Edge Of Light, ce nouveau témoignage en concert n’immortalise pourtant pas la tournée qui a suivi, marquée par l’interprétation de l’intégralité de Selling England By The Pound. Il s’agit en réalité de la captation d’un concert d’octobre 2018, où le groupe de Steve Hackett (avec Nad Sylvan et Jonas Reingold à la basse) était accompagné d’un orchestre symphonique. L’occasion de revisiter le patrimoine de Genesis, toutes époques confondues, avec plusieurs extraits de la carrière solo du guitariste. L’apport orchestral transcende bien des titres, de “Supper’s Ready” à “Shadow Of The Hierophant”, en passant par “Firth Of Fifth”, “Dancing With The Moonlit Knight” ou “The Steppes”, et le sublime “In That Quiet Earth”. Avec Genesis Revisited Band & Orchestra : Live At The Royal Festival Hall, Steve Hackett réussit ainsi à surprendre et à renouveler le plaisir pris à réentendre dans de nouvelles versions autant de classiques.

Sortie le 25 octobre


IQ : "Resistance" (2CD digipack) (52:56/55:36) 21 €

Voici certainement l’événement prog de cette fin d’année 2019 : la sortie du nouvel album studio d’IQ, géant du néo-prog, dont la précédente réalisation, le probant Road Of Bones, datait déjà de 2014. Comme ce dernier, d’ailleurs, Resistance, dont la pochette est une magnifique illustration de science-fiction, s’articule en deux disques. Le second contient les titres n’ayant pas pu s’intégrer à l’ensemble thématique du premier, mais nul baisse de qualité à craindre, d’autant que deux suites de vingt minutes sont au menu de ce deuxième disque ! La noirceur lumineuse du prog d’IQ rayonne plus puissante que jamais, et c’est un régal !


KAPREKAR'S CONSTANT : "Depth Of Field" (digipack) (67:30) 17 €


Avec ce deuxième album, Kaprekar’s Constant fait un réel pas en avant dans l’élaboration de son progressif soigné et ambitieux. Reposant sur des fondations avant tout symphoniques, Depth Of Field possède une indéniable dimension folk, qui est parfaitement intégrée au corpus instrumental de son auteur. Pour le chant, Kaprekar’s Constant peut une nouvelle fois compter sur le brio vocal de Dorie Jackson et de Bill Jefferson, tous deux permettant de colorer les 7 présentes compositions (de 2:08 à 23:43) de superbe manière. Cette formation, si typiquement anglaise, peut également compter sur le concours de David Jackson, de Mark Walker (batteur que l’on a croisé chez Caravan ces dernières années), et même de Ian Anderson sur un titre. Il est ainsi très tentant de rapprocher Kaprekar’s Constant de Big Big Train, même si on trouve ici davantage de référence à Renaissance ou Jethro Tull. Depth Of Field est une œuvre dont la richesse rend son écoute de plus en plus passionnante au fil du temps...

 

 


 

KNIGHT AREA : "D Day" (54:45) 17 €


Avec ce septième album studio, qui marque également l’intronisation d’un nouveau chanteur ayant la difficile tâche de succéder au vocaliste historique du groupe, Knight Area renoue avec l’excellence prog. Ayant débuté comme une formation phare du néo-prog issue du vivier néerlandais, le groupe avait initié un virage avec Hyperdrive, un durcissement dont pâtissait la composante mélodique. Avec D Day, on a affaire à un album concept sur un sujet épique et tragique à la fois, le débarquement du 6 juin 1944, enrichie de divers extraits de discours d’époque, qui permet aux musiciens de produire des titres pleins d’emphase et de puissance, enrichis d’une belle dimension symphonique, mais également des ballades d’une émotion à pleurer. Une forme d’harmonie stylistique, de fusion de deux époques qui fait peut-être de D Day un des sommets de la carrière de Knight Area.

 


 

LAUGHING STOCK : "Sunrise" (digipack) (46:41) 13 €


Deuxième album pour cette formation norvégienne, qui mérite vraiment d’être découverte par le plus grand nombre. Si la première référence qui vient à l’esprit en découvrant Sunrise est indéniablement Pink Floyd, il convient de ne pas se laisser abuser par cette impression initiale. Le progressif clair-obscur de Laughing Stock n’est pas facilement assimilable, non pas par sa versatilité, mais bien davantage par la richesse de ses atmosphères. Atmosphérique, symphonique ou cinématique, Sunrise est indéniablement tout cela à la fois et contient dix compositions (de 3:01 à 6:55) mélodieuses, habîtées et mélancoliques. Quelques moments plus tendus viennent bien sûr bousculer de temps à autres ces ambiances apaisées, avec toujours ce soucis de préserver et d’incarner l’émotion. Outre Pink Floyd, on peut penser tour à tour à Archive, Lunatic Soul, Steven Wilson ou Pineapple Thief, mais vous aurez compris que Laughing Stock possède une personnalité déjà bien affirmée...

 

 

 


MILLENIUM : "The Web" (digipack) (46:26) 17 €


Le nouvel album du groupe polonais Millenium marque le retour au bercail de son chanteur emblématique, Lukasz Gall, un temps désireux de se frotter à de nouvelles expériences artistiques. Et après un précédent disque uniquement instrumental, réentendre sa voix chaleureuse est un régal à lui tout seul ! The Web, dont le déroulement est scandé par les trois parties du titre éponyme, démontre que le savoir-faire des Polonais est toujours imparable. Voilà en effet un néo-prog qui exprime avec éclat sa veine la plus mélancolique, la plus romantique, s’incarnant à merveille dans cette guitare profondément lyrique ou ces claviers brumeux à souhait. Millenium demeure ainsi fidèle au titre de son album de 2014 qui peut lui servir de devise : à la recherche de la mélodie parfaite...


RETROSPECTIVE : "Latent Avidity" (digipack) (49:10) 17 €


Deux petites années après Re:Search, Retrospective réapparait avec (enfin) l’album que son talent nous promettait depuis ses débuts en 2008. Il faut dire que ce quatrième opus fait (définitivement ?) pencher la musique de cette formation polonaise du côté progresssif. Considéré en effet depuis ses débuts comme un groupe de metal-prog, Retrospective avait quelque peu du mal à offrir la priorité à l’un de ces deux termes (metal et prog, pour ceux qui ne suivent pas...) et avait de fait un peu le fessier entre deux chaises. Latent Avidity ne laisse plus aucun doute sur le sujet, et embrasse le progressif avec tellement d’envie et de passion qu’il en devient immédiatement une oeuvre essentielle. La tension qui habite régulièrement les 8 présentes compositions (de 0:49 à 10:39) sert désormais un propos, certes toujours moderne, mais terriblement élaboré et sophistiqué. Et comme les parties chantées (avant tout masculines, mais également féminines sur un titre) sont au diapason des très nombreuses séquences instrumentales, Retrospective s’inscrit dans le sillage du meilleur Riverside. Une révélation attendue mais tellement jouissive !!

 


THE TEA CLUB : "If / When" (digipack) (53:08) 17 €


The Tea Club est certainement un des groupes américains les plus méconnus et les plus talentueux de ce nouveau siècle. If/When, sa cinquième œuvre studio, en constitue une preuve supplémentaire, avec ses 7 titres (de 2:39 à 27:45). Les cinq musiciens savent en effet mettre en musique un rock progressif à l’esthétique hyper-soignée, fort de ses combinaisons de voix et d’une musique puisant à de multiples sources : acoustique volontiers folk, post-rock, space rock. Le résultat est impressionnant de maîtrise et de finesse mélodique, de combinaison des contrastes et de recherche d’appariements étonnants, rapprochant The Tea Club de ces références que sont Izz, Phideaux et, non des moindres, Echolyn.


THIEVE'S KITCHEN : "Genius Loci" (digipack) (53:54) 17 €


C’est un grand plaisir que de retrouver la formation anglo-suédoise pour un nouvel opus après le fantastique The Clockwork Universe (2015). Malgré les attentes, Genius Loci ne déçoit pas même s’il met peut être plus de temps pour dévoiler ses charmes que ses prédécesseurs de par une substance mélodique moins immédiatement accrocheuse. La recette musicale de Thieve’s Kitchen n’a pourtant pas fondamentalement évoluée depuis la rupture de The Water Road, à savoir l’heureux mariage d’un progressif symphonique nourri de claviers analogiques avec un jazz-fusion aux saveurs canterburiennes. Mais passé ce premier cap, difficile de résister aux envolées de la guitare véloce de Phil Mercy, aux nappes de Mellotron et au Rhodes de Tomas Johnson, ou à la voix profonde et très reconnaissable d’Amy Darby. Aux côtés de ce trio-noyau dur, on retrouve la section rythmique de choc constituée de Johan Brand (Anglagard) et de Paul Mallyon (ex Sanguine Hum), mais aussi la flûte toujours délicieuse d’Anna Holmgren. Densité de l’écriture, magie des sonorités, production impeccable, tout concourt à faire de ce septième album une réussite, avec comme point d’orgue une nouvelle superbe suite de 20 minutes, “The Voice Of The Lar”. Formation discrète, médiatiquement parlant (elle s’autoproduit et ne donne pas de concert), Thieve’s Kitchen affiche depuis plus de dix ans une remarquable constance, et Genius Loci fournit une nouvelle et éloquente preuve de son talent unique.

 


UNIT WAIL : "Egarés" (45:48) 17 €


Fondé il y a tout juste 10 ans, Unit Wail publie en ce début d’automne son quatrième album. Toujours mené par Franck Fromy, guitariste historique de Shub Niggurath, le groupe français reste fidèle à la musique qu’il élabore depuis ses débuts, à savoir un progressif crimsonien, teinté de zeuhl et même d’une certaine forme de post-rock. Servies par une section rythmique de tout premier plan, les 9 compositions (de 1:35 à 8:26) de Egarés offrent des développements sombres et exigeants, mais qui s’avèrent constamment illuminés d’une tension fascinante. Egarés demande certes un effort de la part de ses auditeurs pour apprivoiser sa relative noirceur, mais la récompense n’en est que plus grande au final...