Avant-Propos :

Tant au niveau du beau temps actuel que des sorties qui semblent bourgeonner joyeusement, on sent le printemps arriver irrémédiablement ! Le fan de prog, bénéficiant aujourd’hui de possibilités d’écoute quasi illimitées (via le streaming notamment), n’est paradoxalement pas toujours “mieux” informé et armé pour faire face à l’opulente actualité de notre mouvement musical. Il est en effet tentant de poser une oreille distraite (quelques secondes seulement parfois) sur un album, ne lui laissant donc que peu de chance de nous séduire, avant d’être très vite happé par le suivant... Cette Sélection, comme son nom l’indique, en est bien une de “sélection” et regroupe ainsi des nouveautés qui nous ont convaincus. De quoi vous faire gagner un peu de temps, du moins à ceux qui nous font confiance depuis 22 ans désormais...

Bonne lecture à toutes et à tous !

Olivier (pour Cosmos Music)

 


PROMOTION

Mars 2019

Dans la limite des stocks disponibles...

 

2 CD à 13 € pièce !!! 

ELECTRIC MUD : "The Deconstruction Of Light"

RHYS MARSH : "October After All"

 


Sélection de Nouveautés (Mars 2019)...

ADVENTURE : "New Horizon" (digipack) 17 €

ANNEKE VAN GIERSBERGEN : "Symphonized" (digipack) 18 €

TIM BOWNESS : "Flowers At The Scene" (digipack) 18 €

BUBU : "El Eco Del Sol" (digipack) 18 €

CARAVELA ESCARLATE : "Caravela Escarlate" 17 €

DREAM THEATER : "Distance Over Time" 18 €

ELECTRIC MUD : "The Deconstruction Of Light" 13 €

GRAND TOUR : "Clocks That Tick" (digipack) 17 €

STEVE HACKETT : "At The Edge Of Light" 18 €

JADIS : "Medium Rare II" (digipack) 17 €

KARFAGEN : "Echoes From Within Dragon Island" (2CD digipack) 18 €

LEBOWSKI : "Galactica" (digipack) 17 €

MAGNESIS : "Alice Au Pays Des Délires" (2CD) 23 €

MARBLE HOUSE : "Embers" (digipack) 17 €

RHYS MARSH : "October After All" 13 €

METAPHOR : "The Pearl" (digipack) 17 €

MYTHOPOEIC MIND : "Mythopoetry" (digipack) 17 €

ORENDA : "Next" (digipack) 17 €

RED BAZAR : "Things As They Appear" (digipack) 17 €

RUPHUS : "New Born Day" 17 €

SWIFAN EOHL & THE MUDRA CHOIR : "The Key" (digipack) 17 €


 

 

ADVENTURE : "New Horizon" (digipack) (54:38) 17 €


Adventure fait partie de ces nombreuses formations progressives cantonnées dans la seconde division, en raison de la difficulté à s’imposer au sein d’une production pléthorique, sans doute en partie disproportionnée à l’échelle de l’auditoire réel. Pourtant, fort d’un line-up de six musiciens, Adventure livre un quatrième album très réussi dans son genre. Maîtrisant à la perfection ses classiques, le groupe norvégien aligne douze compositions (de 1:45 à 8:45) où les références musicales, nombreuses (de Genesis à Saga, pour aller vite), sont transcendées par des mélodies séduisantes. New Horizon, qui offre donc un (néo) prog mélodique et efficace, est de plus masterisé par Jacob Holm Lupo de White Willow et mérite vraiment le détour.

 

 

 


ANNEKE VAN GIERSBERGEN : "Symphonized" (digipack) (60:01) 18 €


Que ce soit dans le métal progressif, le rock popisant ou l’exercice acoustique, la versatilité de la voix diaphane d’Anneke Van Giersbergen s’adapte à tous les registres et séduit les oreilles les plus délicates. Elle le prouve de fort belle manière en publiant un album live. Enregistré en mai 2018 en compagnie d’un orchestre symphonique, le Residentie Orkest The Hague, la belle batave nous offre une parfaite rétrospective de sa carrière, en axant le propos sur l’émotion. Le choix des titres s’avère pertinent en sublimant même les compositions originelles (The Gathering en tête). Symphonized est une parfaite carte de visite pour découvrir la face gracile de l’univers de la talentueuse Anneke.


TIM BOWNESS : "Flowers At The Scene" (digipack) (42:50) 18 €


Lost In The Ghost Light avait été largement salué par la critique et reçut un Prog Award mérité. Revoici donc Tim Bowness avec un nouvel opus solo, son cinquième... et une ambition encore supérieure ! Le disque a en effet été réalisé en étroite complicité avec sa moitié de No Man, Steven Wilson. Et comme si cela ne suffisait pas, Tim Bowness a sollicité les collaborations de Jim Matheos (Fates Warning, OSI), Colin Edwin (Porcupine Tree, O.R.K.), Dylan Howe, David Longdon (Big Big Train), Kevin Godley (10CC) et le géant Peter Hammill ! Cela nous vaut des duos d’anthologie, parmi onze nouvelles compositions bigarrées (4 minutes en moyenne), composites et toujours profondément attachantes. Avec Flowers At The Scene, Tim Bowness confirme, s’il en était besoin, son statut d’artiste majeur du monde progressif.


 

BUBU : "El Eco Del Sol" (digipack) (48:04) 18 €


En 1978, sous la férule du compositeur Daniel Andreoli, le groupe argentin Bubu sortait un album extraordinaire : Anabelas. Quarante ans plus tard, après un EP en 2016, Bubu revient avec El Eco Del Sol, opus pétri de qualités, d’ambiances variés, de surprises et d’équilibre débridé où bon nombre de sentiments et sensations peuvent toucher et emporter l’auditeur. Avec des ingrédients actuels, rassemblant en particulier autour de lui des instrumentistes et chanteurs inspirés, le rock progressif et symphonique de Bubu revêt ses habits de lumière et se pare de néo-classicisme et de fusion jazz pour nous proposer un El Eco Del Sol addictif et lumineux.


CARAVELA ESCARLATE : "Caravela Escarlate" (53:28) 17 €


Pour ceux qui auraient raté la première édition de cet excellent album, voici l’occasion de réparer cette regrettable erreur. C’est bizarrement un label norvégien (Karisma Records) qui a décidé de permettre à cette talentueuse formation brésilienne de diffuser plus largement sa musique. Ce trio, originaire de Rio et auteur d’un premier opus en 2016, voit son propos globalement dominé par des claviers multiformes (moog en tête) qui rappellent assez souvent le Camel de Mirage ou Moonmadness. Le chant en portugais (sur 6 des 8 titres de l’album - de 4:46 à 11:34 -, les 2 autres étant entièrement instrumentaux), ainsi que quelques parties de violon et une section rythmique en état de grâce, nous ramènent néanmoins assez vite en Amérique du Sud, pour un superbe progressif rétro, symphonique, chaleureux et festif...

 


DREAM THEATER : "Distance Over Time" (60:10) 18 €


Après un concept album The Astonishing mi-figue mi-raisin accueilli frileusement par les fans, les New Yorkais de Dream Theater reviennent sur le devant de la scène avec un nouvel opus, Distance Over Time revisitant sa féconde discographie. Renouant donc avec la mélodicité d’Images & Words, la créativité débridée de Falling Into Infinity sans pour autant négliger ses productions les plus récentes, le groupe propose un album rafraîchissant où le collectif sublime la composition. Une belle surprise que l’on n’attendait plus de la part de ce pilier du métal progressif.


ELECTRIC MUD : "The Deconstruction Of Light" (52:23) 13 €


The Deconstruction Of Light est le quatrième album du groupe basé à Hanovre, Electric Mud. Trio live désormais réduit à un duo en studio, ce dernier propose une musique instrumentale tour à tout froide ou chatoyante qualifiable de blues progressif aux allures post-prog. Ce qui transpire illico à l’écoute de ce nouvel album, c’est l’impression de totale indépendance. On se dit que le duo se moque des tendances, des genres et des cases, pour ne produire que la musique qui naît de ses cerveaux (à l’évidence un peu torturés). The Deconstruction Of Light, c’est un peu comme de la musique ambient vitaminée, un croisement monstrueux entre Black Sabbath, Pink Floyd, Sigur Rós, Tangerine Dream, et les drum machines des années 80 ! Plutôt que de faire étalage de technique et de virtuosité, le duo se concentre sur la création de thèmes et de lignes mélodiques réussis ainsi que sur la gestion des sons (notamment les guitares et les claviers). Pour les amateurs de musique instrumentale aux belles ambiances, il sera temps de découvrir - si ce n’est déjà fait - cette paire venue d’outre-Rhin.

 


GRAND TOUR : "Clocks That Tick (But Never Talk)" (digipack) (67:59) 17 €


Grand Tour, rappelons-le, est un groupe formé à partir de la réunion partielle de deux autres formations : Abel Ganz (Hew Montgomery, son claviériste, en est le fondateur) et Comedy Of Errors (avec Joe Cairney au chant, Bruce Levick à la batterie et Mark Spalding à la guitare). Après un premier opus encourageant, Heavy On The Beach, voici donc Clock That Tick (But Never Talk), encore mieux produit et musicalement plus abouti. On y retrouve un néo-prog classieux, à la croisée d’un Galahad et d’un Silhouette, riche en caractère et en mélodies soyeuses, en longs développements instrumentaux également. Pour les amateurs du genre, il y a là suffisamment de savoir-faire et de chaleur humaine pour marquer les mémoires. Grand Tour a clairement franchi un pallier ici, et il intègre sans nul doute le clan des meilleures formations néo-progressives actuelles...


STEVE HACKETT : "At The Edge Of Light" (54:25) 18 €


Steve Hackett, depuis plusieurs années, a retrouvé une inspiration qui tutoie les sommets, ce qui nous a valu, en plus du double Genesis Revisited II, l’excellent Wolflight. Après un The Night Siren plus mitigé, voici donc son nouvel opus studio, At The Edge Of Light. On y retrouve bien ce côté touche-à-tout qu’affectionne tant le guitariste, entre ambiances orientalisantes, gospel, musique classique et prog plus traditionnel. Néanmoins, la fibre mélodique y est de la meilleure eau, sans que jamais la musique ne cède à une certaine langueur. L’énergie positive et les soli de guitare, plus sensationnels les uns que les autres, se conjuguent à des compositions à tiroirs (les dix minutes de “Those Golden Wings”) pour faire de ce disque un excellent cru. D’autant que Steve Hackett s’est entouré de nombreux invités, et qu’il sait surprendre son monde avec par exemple le crimsonien «Descent». Une belle preuve de vitalité artistique !


 

JADIS : "Medium Rare II" (digipack) (68:18) 17 €

 


18 ans après le premier, Jadis nous propose le second volet de ses Medium Rare, dont le but est de recenser quelques compositions inédites, studio ou live. Elles sont ainsi 11 au programme de ce Medium Rare II, qui s’avère très intéressant. Avant tout bien sûr par la présence de deux morceaux totalement inédits (dont un instrumental), mais aussi car Jadis a retravaillé avec passion et application d’anciens titres, réenregistrés ou simplement remixés. Sans oublier d’intéressantes interprétations live issues de la dernière tournée du groupe l’année dernière et les reprises (live également) de “Your Own Special Way” de Genesis et “Comfortably Numb de Pink Floyd. Gary Chandler et ses compagnons (dont le trop rare Martin Orford) offrent donc ce pot-pourri riche et bigarré, capable de satisfaire à la fois les fans de Jadis et ceux qui souhaiteraient découvrir un des plus brillants représentants du néo-prog.


 

 

KARFAGEN : "Echoes From Within Dragon Island" (2CD digipack) (55:15/38:21) 18 €


Après un concept de science-fiction décliné sur deux disques, l’un de Karfagen et l’autre de Sunchild, Antony Kalugin livre une nouvelle offrande de son groupe mère, de la plus belle eau. On tient là, en effet, une superbe réalisation de progressif symphonique, largement instrumentale, bénéficiant d’une palette d’instruments étourdissante (violon, flûte, accordéon, claviers, guitare, basson, etc...), et d’un rendu orchestral dynamisé par l’écriture à tiroir de Kalugin, pleine de rebondissements en tous genres. Le cœur de l’album est la suite «Dragon Island», déclinée en trois parties pour un total de plus de cinquante minutes ! Echoes From Within Dragon Island est en outre proposé dans une édition limitée avec un second disque, et pas moins de huit pistes supplémentaires, inédits, versions alternatives ou live. Un must !

 


LEBOWSKI : "Galactica" (digipack) (67:49) 17 €


Cette formation polonaise, composée fort classiquement d’un guitariste, d’un claviériste, d’un bassiste et d’un batteur, propose un troisième album - après un premier studio (le superbe Cinematic) et un live - particulièrement magnétique. La musique y est entièrement instrumentale, à l’exception de quelques vocalises, et l’ambiance planante tout en étant richement garnie : les thèmes sont nombreux, les claviers cosmiques en diable, et la guitare fluide et lyrique. Même la section rythmique sait se faire volubile. Les arrangements révèlent également une recherche poussée, proche parfois de celle d’un Karfagen. Galactica n’est pas sans évoquer Pink Floyd, le Janos Varga Project ou les disques de Solaris, mais avec une dimension cinématique plus poussée. Une petite perle !!


MAGNESIS : "Alice Au Pays Des Délires" (2CD) (60:35/42:37) 23 €


Deux ans après Prés En Bulles, Magnesis revient avec rien moins qu’un double album. Cet héritier en ligne directe du Ange d’antan signe en effet un concept ambitieux, variation sur l’histoire décidément fertile d’Alice Au Pays Des Merveilles. Une variante plus trash, portée par un rock énergique et toujours théâtral, le chant faisant son grand retour. Le second disque, quant à lui, contient une unique composition de plus de quarante minutes, “La Fantastique Aventure Du Général Patton Et Des Chasseurs De Cauchemars Au Pays Des Fraises Géantes” (sic). Le surréalisme règne ici en maître, mais musicalement, tout est parfaitement en place, avec certaines des séquences instrumentales les plus probantes jamais réalisées par Magnesis.

 


 

 

MARBLE HOUSE : "Embers" (digipack) (51:05) 17 €


Embers est le premier opus du groupe bolognais Marble House. Chanté en anglais, Embers ne vous laissera pas de marbre, notamment pour le dernier de ses cinq titres, un épique éponyme de près de 25 minutes ! Annoncée comme proche de Gazpacho et du prog moderne de chez K-scope, la musique de Marble House emprunte plutôt à ce label et, selon les ambiances, les mélodies font par moments penser à Porcupine Tree, au Genesis d’Anthony Phillips ou à Black Bonzo. Si le groupe semble rechercher son identité propre, pointant encore quelques fragilités, il fait montre de tellement de qualités qu’il ne faudrait pas passer à côté de cette première pierre aux aspects tendrement volcaniques.


RHYS MARSH : "October After All" (46:33) 13 €


Rhys Marsh est de ces multi-instrumentistes qui transforment en or tout ce qu’ils touchent. Ayant officié au sein de The Autumn Ghost, son groupe principal, ainsi que Kaukasus, The Opium Cartel et Mandala, il mène également une carrière solo de plus en plus recommandable. On est ici, tout au long de la dizaine de morceaux qui forment October After All - très beau titre au demeurant - dans une pop aux atours progressifs, profondément mélodique. Les arrangements sont variés, alternant saxophone, claviers très épais, mellotron, et surprenant souvent l’auditeur. C’est sans doute là l’autre point fort de Rhys Marsh, son inventivité en tant que compositeur. Un disque extrêmement attachant et fascinant.

 


METAPHOR : "The Pearl" (digipack) (61:52) 17 €


Metaphor est un groupe américain né dans les années 1990, pour reprendre initialement des titres du Genesis de la période Gabriel. Trois albums originaux furent par la suite réalisés au cours des années 2000, mais depuis 2007, aucune sortie n’était à signaler. The Pearl marque donc le retour de ce quintette avec neuf nouvelles compositions allant de 3:03 à 9:31. Le style privilégié se rapproche en partie d’un néo-prog à la Iluvatar, mais penche également fortement du côté du Genesis des années 70, avec pédales basse, claviers vintage et motifs acoustiques typiques. L’ensemble est vraiment attachant et réalisé avec une indéniable passion.


MYTHOPOEIC MIND : "Mythopoetry" (41:18) (digipack) 17 €


Mythopoeic Mind, dont le nom est inspiré d’un poème de Tolkien, est un nouveau projet musical initié par Steinar Borve, leader de Panzerpappa et accessoirement chercheur en astrophysique quand il ne fait pas de musique. Avec près d’une dizaine de musiciens, dont plusieurs issus de son groupe d’origine et le batteur de Pymlico, il signe un album concept de six compositions consacré à la fragilité de l’homme. En dehors du prologue et de l’épilogue (2:34 et 2:40), les morceaux sont relativement étendus (de 6:39 à 13:39), et privilégient une ambiance romantique et symphonique tournée vers les années 1970, Jethro Tull et l’école de Canterbury en tête, avec cette touche scandinave qui constitue un vernis si fascinant. A découvrir.

 


 

ORENDA : "Next" (56:08) 17 €


Après un premier album unanimement salué par la critique, les rouennais d’Orenda publient en ce début d’année un second opus intitulé Next. A travers des influences parfaitement assumées telles que Dream Theater, Pain Of Salvation, Queen ou Pink Floyd, nos cinq musiciens nous proposent un progressif de haute volée où mélodicité et technique ne font plus qu’un. En 5 compositions (de 5:09 à 21:28) et sans aucune barrière stylistique, Orenda nous embarque dans un véritable voyage sensoriel où la seule limite reste notre imagination. Très proche au final de ce que propose actuellement le Neal Morse Band, la musique de Orenda est en effet aussi pertinente dans les séquences enfiévrées que dans les parties plus aériennes, faisant de Next une superbe surprise après les 10 ans de silence de ses auteurs. A ne pas rater !


 

RED BAZAR : "Things As They Appear" (digipack) (55:17) 17 €


Red Bazar, formation britannique apparue dans les années 2000 d’abord comme combo purement instrumental, avait bénéficié à compter de son troisième album du chant et du talent de compositeur de Peter Jones, ce multi-instrumentiste aveugle membre également de Camel en live. Comparativement à ses albums en solo (sous le nom de Tiger Moth Tales), Red Bazar développe une musique plus rock, plus énergique, merveilleusement arrangée et produite. Directe, cette mixture se révèle à l’écoute profondément prenante, hyper mélodique et digne de ce que sait réaliser, par exemple, un certain Lee Abraham. Things As They Appear aborde par ailleurs des préoccupations plus contemporaines, prenant à bras le corps les enjeux politiques du Royaume-Uni, Brexit en tête. Un album dont on risque de beaucoup parler !


 

RUPHUS : "New Born Day" (47:10) 17 €


En rééditant New Born Day, le label Karisma nous plonge dans un passé méconnu, celui du hard-prog à la norvégienne. New Born Day est en effet le premier disque de Ruphus, sorti à l’origine en 1973. Particulièrement réputé, il lança la carrière du groupe, qui traversa toute la décennie en produisant cinq autres albums. A l’écoute, le style privilégié se rapproche bien sûr de Deep Purple et Uriah Heep, avec une particularité notable, la présence d’un chant masculin et féminin. Mais les musiciens de Ruphus développent également, sur plusieurs morceaux, un prog plus symphonique, proche de Yes, étonnamment convaincant. Remasterisé par Jacob Holm-Lupo, New Born Day de Ruphus prouve que le hard-prog n’est pas seulement d’origine britannique, et que des pépites archéologiques sont encore à découvrir !


 

SWIFAN EOLH & THE MUDRA CHOIR : "The Key" (digipack) (42:02) 17 €


Attention, OMNI en approche ! Swifan Eolh And The Mudra Choir (ouf !) est en effet un groupe norvégien se situant dans une filiation plutôt originale et peu encombrée comparativement à celles de Genesis ou Pink Floyd, celle de Gong et de ses délires ésotérico-second degré. Il s’agit ici de se reconnecter à l’esprit de la Terre-mère dans un contexte de destruction mortifère de notre écosystème, une recherche d’harmonie que doivent guider les huit titres, de une à huit minutes. La musique de The Key est soignée, à la fois planante, jazz, funk, folk, terriblement captivante, et le chant, qui n’hésite pas à user du canon, évoque aussi bien Gentle Giant que Minimum Vital. Une bonne dose d’originalité, et un disque d’une fraîcheur revigorante !