Avant-Propos :

La situation n’est actuellement facile pour personne, et il convient bien sûr en priorité de faire le dos rond jusqu’à des temps meilleurs. En tant que structure indépendante, Cosmos Music n’a d’autre choix que de suivre ce principe, sous peine de péricliter bien sûr. Néanmoins, la vente à distance possède l’énorme avantage de pouvoir se poursuivre malgré la crise sanitaire et nous tentons de gérer le quotidien avec le plus d’efficacité possible, même si ce n’est pas toujours facile comme vous vous en doutez. En attendant la normalisation des activités postales, certaines commandes peuvent mettre un jour ou deux de plus que d’habitude, mais rien de rédhibitoire bien entendu. Quoi qu’il en soit, un grand merci à vous tous, lecteurs de ce fascicule, qui nous soutenez et nous permettez en conséquence de faire front...

Bonne lecture à toutes et à tous !

Olivier (pour Cosmos Music)


Promotion Mai 2020

Dans la limite des stocks disponibles...

 

2 albums à 13 € pièce !!! 

GRANDVAL : "Descendu Sur Terre"

ZOPP : "Zopp"

 


La nouvelle Sélection de Nouveautés (Mai 2020)...

ANUBIS : "Homeless" (digipack) 18 €

AYREON : "Electric Castle Live And Other Tales" (2CD + DVD) 23 €

AYREON : "Electric Castle Live And Other Tales" (Bluray) 23 €

THE BARDIC DEPTHS : "The Bardic Depths" 17 €

CHIMPAN A : "The Empathy Machine" (digipack) 19 €

DAI KAHT : "II" (digipack) 17 €

DUN : "Eros" 17 €

FORCE OF PROGRESS : "A Secret Place" (digipack) 17 €

GLASS HAMMER : "Dreaming City" (digipack) 17 €

GRANDVAL : "Descendu Sur Terre" 13 €

I AM THE MANIC WHALE : "Things Unseen" (digipack) 17 €

INNER ODYSSEY : "The Void" (digipack) 17 €

LONG EARTH : "Once Around The Sun" (digipack) 17 €

RICK MILLER : "Belief In The Machine" 17 €

POLIS : "Weltklang" (digipack) 17 €

KIMMO PORSTI : "Wayfarer" (papersleeve) 18 €

PURE REASON REVOLUTION : "Eupnea" (digipack) 18 €

QUEL CHE DISSE IL TUONO : "Il Velo Dei Riflessi" (papersleeve) 19 €

RED SAND : "Crush The Seed" (digipack) 17 €

TIGER MOTH TALES : "Live To Zoetermeer" (CD + DVD) 19 €

ZOPP : "Zopp" (digipack) 13 €

 


ANUBIS : "Homeless" (41:15) 18 €


Les Australiens d’Anubis reviennent avec un nouvel album après leur passage remarqué sur les scènes européennes en 2018 et le double album live qui a suivi. Cette fois-ci, Homeless est un opus calibré pour l’édition en format vinyle où l’on retrouve les qualités habituelles du groupe. Mais la production est ici d’un niveau bien supérieur qui fait sonner Homeless comme un disque certes néo-progressif mais tout à fait actuel. Anubis entre, enfin diront certains, dans la cour des grands, et ce n’est que justice, tant le groupe a su développer toutes les qualités qu’on lui connaissait dans un Homeless qui, ans un format plus ramassé et efficace (9 morceaux, de 3:43 à 7:09) constitue peut-être bien son meilleur album à ce jour.

 


AYREON : "Electric Castle Live And Other Tales" (Bluray - 335mn) 23 €

AYREON : "Electric Castle Live And Other Tales" (2CD+DVD digipack) 23 €


Cela fait quelque temps déjà qu’Arjen Anthony Lucassen a transformé Ayreon de projet studio en projet de scène. Après l’essai d’adaptation de The Human Equation en simili comédie musicale, il y a donc eu l’excellent Ayreon Universe, qui survolait une bonne partie de la carrière du “Hollandais volant”. Cette fois, c’est le premier double de l’artiste, Into The Electric Castle (1998), qui a droit à une interprétation intégrale et luxueuse. Le casting d’origine a pour l’occasion été convoqué, enrichi de nouveaux chanteurs et chanteuses, avec décor, costumes et mise en scène théâtrale de circonstance. Comme si cela ne suffisait pas, d’autres titres sont également interprétés, issus de Star One, The Gentle Storm ou du double album solo de Lucassen, ce dernier étant largement de la partie. On a même droit à l’interprétation de “Kayleigh”, présence de Fish oblige ! Bref, vous l’aurez compris, voilà encore une sortie clairement incontournable.


THE BARDIC DEPTHS : "The Bardic Depths" (57:46) 17 €


Une des premières grandes et bonnes surprises de l’année avec ce baptême musical du projet mené par le multi-instrumentiste Dave Bandana et le parolier-concepteur Bradley Birzer. Première production du nouveau label de Robin Armstrong (Cosmograf), Gravity Dream Music, The Bardic Depths est un album pétri de qualités. Très cinématique et inspiré par le meilleur Pink Floyd, le disque n’en a pas moins de qualités pop ou plus expérimentales, allant de Talk Talk à Gong. Entouré par une cohorte de musiciens brillants au service d’un projet au propos réfléchi sur l’amitié (littéraire notamment), le duo a brillamment su en développer tous les aspects avec le soutien d’un Armstrong très investi (il joue, mixe et mastérise). On notera la participation d’un Peter Jones (Camel, Tiger Moth Tales) dont le saxophone brille de mille feux. Un disque envoûtant, addictif et passionnant !

 


CHIMPAN A : "The Empathy Machine" (CD + DVD digipack) (59:23/DVD) 19 €


Chimpan A : derrière ce nom pour le moins énigmatique, se dissimule le projet de l’infatigable Robert Reed, mis en branle en 2006 avec un premier opus éponyme mais laissé depuis lors en jachère. Il est une nouvelle fois associé au chanteur Steve Balsamo, qui a par le passé travaillé avec Jon Lord et Eric Woolfson. Le propos est un peu plus pop que les différents volets de Sanctuary, avec un léger côté lounge. Car musicalement, le prog symphonique se marie à une dose certaine d’influences électro (la batterie est exclusivement programmée) et de trip hop ambitieux, déclinant des thèmes d’une grande sensibilité, renforcés par la forte présence des voix, dont celle de Christina Booth. Toujours magnifiquement produit, ce deuxième album (constitué de 7 compositions, de 7:05 à 10:04) de Chimpan A explore une autre facette de Robert Reed, plus moderne, mais tout aussi talentueuse et attachante. Superbe !


 

DAI KAHT : "II" (61:13) 17 €


Menée par le chanteur/bassiste Atte Kemppainen, cette formation finlandaise ne cache pas longtemps ses influences, en premier lieu desquelles on découvre Magma. Malgré un lexique inventé de toute pièce et une indéniable musique zeuhl, Dai Kaht n’est pas pour autant un simple clone du groupe de Vander. Cette distinction, il la doit à une volonté de sonner plus typiquement (rock) prog par moment, histoire de se rapprocher alors (par exemple) de King Crimson. Porteur d’une musique exigeante et envoûtante, les 8 compositions (de 4:17 à 12:48) de ce second opus de Dai Kaht est à mettre en priorité entre les oreilles d’un public avide de constater qu’une jeune formation comme celle-ci puisse offrir un vent de fraîcheur à un genre aussi codifié...

 


DUN : "Eros" (1981) (71:02) 17 €


Epuisée depuis plusieurs années, la seconde réédition (la première datait de 2000, la suivante de 2012 avec davantage de bonus et un vrai lifting sonore) de ce qui était alors un obscur groupe français est à nouveau disponible. Et tant mieux, car Eros s’avère une véritable révélation ! Ce sextuor nantais revendiquait les influences de Magma, Frank Zappa et Mahavishnu Orchestra, mais sa musique réussit surtout un exploit que l’on croyait impossible : concilier l’exigence et l’intransigeance de la zeuhl et des musiques nouvelles, avec une approche mélodique typiquement progressive. Le résultat, ce sont quatre longues (9, 9, 7 et 10 minutes) compositions instrumentales superbes, mettant en avant une instrumentation riche (flûte et percussions mélodiques complètent le quatuor habituel) et une science aboutie des arrangements. Si ça n’était pas suffisant, près de 35 minutes d’enregistrements inédits ont été inclus. Vivement conseillé !


FORCE OF PROGRESS : "A Secret Place" (digipack) (52:43) 17 €


Trois ans après un premier album très prometteur, les Allemands de Force Of Progress reviennent avec A Secret Place encore plus abouti. Les quatre musiciens déploient une nouvelle fois une énergie débordante, une virtuosité aguerrie, s’exprimant principalement par le biais de claviers solistes (ceux de Hanspeter Hess du projet The Healing Road), les guitares étant surtout utilisées sur le plan rythmique. Mais là où Force Of Progress se révèle plus mûr, c’est par le dosage parfaitement équilibré entre passages plus démonstratifs et thèmes mélodiques pleins de saveur, aux arômes subtilement corsés. Entièrement instrumental, A Secret Place et ses 7 morceaux (de 5:43 à 11:40) s’imposent de la sorte comme le véritable manifeste d’un prog fusion chaleureux, qui a su conserver le meilleur de l’héritage d’un Dream Theater dans son acception la plus progressive.

 


GLASS HAMMER : "Dreaming City" (digipack) (62:21) 17 €


Glass Hammer semble décidé à approfondir son propre univers conceptuel, en prolongeant certains de ses albums parmi les plus marquants - mais reconnaissons que rares sont ceux qui ne le sont pas ! Après Chronomonaut, le précédent opus studio, qui faisait suite à Chronometree, voici donc le second volet de l’histoire initialement narrée sur The Inconsolable Secret. Une dominante parfois plus offensive, plus hard-rock, qui tire le groupe vers Rush, avec des soli de guitare rugissants et éclatants, mais toujours ces claviers analogiques qui sont un des marqueurs stylistiques majeurs des Américains : voici donc quelques-uns des atouts de ce copieux disque, divisé en douze compositions de durées fort variables (de 1:44 à 11:29). Mais la richesse de Dreaming City, son ampleur symphonique, la variété qu’autorisent ses structures alambiquées s’ajoutent à ce tableau déjà fort alléchant. Encore une grande réussite pour Steve Babb et Fred Schendel ? Oui, encore !


GRANDVAL : "Descendu Sur Terre" (digipack) (69:45) 13 €


Grandval, c’est le projet mené par Henri Vaugrand, musicien, peintre et également chroniqueur. Un premier album était déjà sorti il y a quelques années, mais avec la suite de ce concept touchant à l’écologie et à la place de l’homme, un cap qualitatif majeur est franchi. On a là, en effet, un superbe album de prog à la française. Les compositions (11, de 1:42 à 10:38) et les textes d’Henri Vaugrand bénéficient de la participation de musiciens particulièrement talentueux : Jean-Pierre Louveton et Jean-Baptiste Itier, de Nemo, ainsi que le claviériste Olivier Bonneau, dont les arrangements font systématiquement mouche. La variété stylistique est au rendez-vous, et il serait trop long d’évoquer les artistes prog évoqués, français ou étrangers, tant leurs influences sont minutieusement assimilées. Citons seulement le morceau d’Atoll, “La Maison de Men-Tää”, qui a droit à une reprise en bonus. Un disque à acheter les yeux fermés !


I AM THE MANIC WHALE : "Things Unseen" (65:09) 18 €


I Am The Manic Whale revient à peine 3 ans après l’excellent Gathering The Waters. Et Things Unseen pourrait être l’album de la consécration pour le groupe de Reading ! Le quatuor anglais maîtrise son sujet avec de brillantes compositions (8, de 4:24 à 19:08) entre classic rock, pop, rock progressif et symphonique, une maîtrise instrumentale impressionnante ou les influences du jazz et de la West Coast ne sont jamais loin, des textes intelligemment anglais et une qualité de production digne des meilleurs. Sans rougir, I Am The Manic Whale peut regarder les maîtres du crossover prog dans les yeux, tant ces Things Unseen sont réjouissantes, dynamiques et addictives.

 


INNER ODYSSEY : "The Void" (digipack) (48:12) 17 €


Ne tournons pas autour du pot, le troisième album de Inner Odyssey est une petite merveille ! On avait bien sûr déjà tous repéré le talent de ce jeune groupe québécois par le passé, notamment sur le bien nommé Ascension en 2015, mais The Void semble agréger de la meilleure des manières toutes les qualités mises en œuvre par son auteur depuis sa création en 2007. Cet album, construit en 9 compositions (de 1:25 à 7:38), forme un tout d’une grande cohérence et qui, surtout, s’éloigne très clairement du heavy prog mis en place par Inner Odyssey à ses débuts. Envolée en grande partie l’ombre oppressante de Dream Theater, place désormais à un progressif moderne, aéré et mélodique qui renvoie à Riverside, Porcupine Tree ou autres Spock’s Beard. Le travail mélodique justement, porté par une production de haute volée et des solos purement jouissifs, est un élément déterminant de la réussite de The Void. Sans oublier de délicieuses parties vocales et une variété d’ambiances assez impressionnante ! Superbe.


 

 

LONG EARTH : "Once Around The Sun" (digipack) (66:55) 17 €


Long Earth est une jeune formation écossaise, dont le premier album, The Source, était paru il y a de cela trois ans. Once Around The Sun est donc son successeur, ancré dans le même patrimoine : celui du néo-prog et du prog FM nés dans les années 1980. Il y a du Arena, du Saga et du Asia dans les 6 compositions (de 4:16 à 33:06) interprétées par les cinq musiciens. Beaucoup de dynamisme, d’énergie positive, et de mélodies éclatantes, sans volonté de trop en faire. Les envolées solistes arrivent toujours à point nommé, fortes d’un lyrisme affirmé (très bons soli de guitare), et un tel ensemble, parfaitement maîtrisé, a de quoi vous donner le sourire. Un pouvoir inestimable en ces temps de crise !

 


RICK MILLER : "Belief In The Machine" (49:47) 17 €


Rick Miller est de ces artistes comptant sur leurs propres forces pour partager, entre passionnés, leur amour du rock progressif. Maîtrisant les arcanes de l’autoproduction, il livre régulièrement des albums, un en 1984 puis 13 en 20 ans en comptant Belief In The Machine (superbement illustré soit dit en passant). Cet artiste canadien, qui possède un petit noyau de fans très fidèles, a désormais signé chez Progressive Promotion, ce qui devrait lui permettre d’élargir sa notoriété. Plutôt axée sur la guitare, la musique de Rick Miller évoque assez souvent Pink Floyd et Genesis, avec une dimension mélancolique plus forte cependant. Les 10 compositions, longues de deux à onze minutes, intègrent également de nombreux moments dominés par les claviers, ainsi qu’un chant très plaisant, rehaussé par des mélodies de grande qualité. Belief In The Machine apparaît donc comme une œuvre subtile et parfaitement mise en forme, comme si son auteur avait souhaité se présenter sous son meilleur aspect pour son arrivée sur son nouveau label. Une valeur sûre !


POLIS : "Weltklang" (digipack) (39:54) 17 €


Avant aujourd’hui, peu d’entre vous avaient certainement entendu parler de Polis, qui publie pourtant ici son troisième album. A l’instar de ses compatriotes de Anyone’s Daughter (en partie) ou de Traumhaus par exemple, cette formation allemande a décidé d’utiliser sa langue natale pour nourrir les 8 compositions (de 2:27 à 7:19) de Weltklang. Dans le contexte musical présenté ici, cette option vocale s’avère probante dans la mesure où Polis propose un progressif seventies, certes aux indéniables inclinations floydiennes, mais qui possède une assez nette identité nationale. Avec une touche légèrement plus psychédélique et stoner, Polis évoque ainsi parfois Eloy (celui des débuts), voire Novalis, Triumvirat ou Grobschnitt, pour servir un progressif parfaitement maîtrisé durant ces 40 minutes sans temps morts et superbement exploitées. Très belle découverte

 


KIMMO PORSTI : "Wayfarer" (papersleeve) (73:12) 18 €


On connaissait Samurai Of Prog, ce trio constitué de Marco Bernard, Kimmo Porsti et Steve Unruh, auteurs d’une discographie qui impose le respect. On connaissait également le duo Bernard-Porsti, auteur il y a peu d’un très bel album concept sur les aventures de Gulliver. Il faudra désormais tenir compte de Kimmo Porsti en solo : vivant probablement dans une dimension parallèle où le temps ne s’écoule pas de la même manière que pour nous, il a en effet élaboré un album ample (plus de soixante-dix minutes tout de même !) au packaging superbe, concept, cela va sans dire ! N’ayons pas peur de le dire, c’est une magnifique œuvre de rock progressif classique et symphonique, tenant de Genesis, de Camel et de Renaissance. Quelques pointures du milieu y ont d’ailleurs participé, Marek Arnold et Dave Bainbridge, sans oublier son complice Marco Bernard, venant enrichir un propos riche en orchestrations grandioses. Il semble bien que les Samurai Of Prog aient trouvé la pierre philosophale, transformant tout ce qu’ils touchent en or progressif !

 


PURE REASON REVOLUTION : "Eupnea" (digipack) (47:49) 18 €


On croyait le groupe britannique disparu corps et bien depuis le début de la décennie (3 opus entre 2006 et 2010, puis plus rien), le voici reformé pour un album studio, après des retrouvailles sur scène. Et tout reprend comme si de rien n’était. Le prog très pop et électro de Pure Reason Revolution est désormais maîtrisé à la perfection, servi par une production éclatante. La combinaison des voix masculine et féminine permet une harmonie d’une pureté éblouissante, leurs mélodies surfant sur un océan musical agité, aux déferlantes de guitare rassérénantes. Si le tournant pop de Steven Wilson ne vous a pas pleinement convaincu, laissez-vous tenter par Pure Reason Revolution (et ses 6 nouvelles compositions, de 4:28 à 13:23), une forme d’étalon en la matière.

 


 

QUEL CHE DISSE IL TUONO : "Il Velo Dei Riflessi" (papersleeve) (48:01) 19 €


Cette nouvelle formation italienne n’a assurément pas choisi le patronyme idéal pour exporter sa musique. Si sa traduction (“ce que le tonnerre a dit”) est certes poétique, il s’avère au final peu facilement prononçable et mémorisable. Quel Che Disse Il Tuono, apparu l’an dernier, a notamment été fondé par la guitariste Francesca Zanetta (ex Unreal City) et le claviériste Niccolo Gallani (également membre de Cellar Noise). Sa mission est visiblement de recréer les fastes du rock progressif italien des années 70, et force est de constater que les musiciens y parviennent avec réussite et gourmandise. Il Velo Dei Riflessi, constitué de 5 compositions (9, 9, 5, 10 et 13 minutes), évoque ainsi tout autant Museo Rosenbach que Le Orme, Banco ou Il Balleto Di Bronzo, des formations que Quel Che Disse Il Tuono cite volontiers comme d’indéniables influences. Voici donc un album opulent et fécond qui offre exactement ce qu’il a promis : du bonheur !!!

 


 

RED SAND : "Crush The Seed" (digipack) (57:03) 17 €


Red Sand est une institution au Québec, un de ces groupes, à l’instar de Mystery, qui incarnent à la perfection le rock progressif dans “la belle province”. Ce nouvel album studio en est une nouvelle démonstration, tant le néo-prog qu’il décline possède une forme d’évidence, comme si l’on retrouvait un vieil ami perdu de vue depuis longtemps. Le titre éponyme, subdivisé en trois parties distinctes, scande le rythme de Crush The Seed, mais les autres compositions (7 au total, de 1:48 à 17:36) ne sont pas en reste, avec des musiciens parfaitement à l’aise et une dominante musicale plus proche du Floyd que par le passé (magnifique “Where They Born Like That” - 10:49). Présenté comme le meilleur album du groupe à ce jour par son leader (le guitariste Simon Caron), Crush The Seed l’est indéniablement !

 


TIGER MOTH TALES : "Live To Zoetermeer" (CD/DVD digipack) (66:40/DVD) 19 €


Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, s’il y en a, Tiger Moth Tales est le projet soliste de Peter Jones, multi-instrumentiste et chanteur aveugle, devenu membre de Camel sur scène. Ce nouvel enregistrement permet d’embrasser tout son talent, puisqu’il propose, à la fois sur CD et DVD, un concert donné par l’artiste en 2019. Accompagné de Mick Wilson à la basse, Andy Wilson à la guitare et Paul Comerie à la batterie, ses camarades du groupe Red Bazar, et bénéficiant d’un dispositif instrumental approprié - une guitare placée à l’horizontale, juste au-dessus des claviers - Peter Jones interprète une large sélection de compositions de son cru, avec fougue et passion. Parfaitement filmé et mis en scène, ce live est un éclatant témoignage de la brillance des compositions de Peter Jones et de ses compétences multiformes. Le DVD est en outre enrichi de vidéos réalisées pour ses albums studio.


ZOPP : "Zopp" (digipack) (44:53) 13 €


Avec ce premier album sous le nom de Zopp, le multi-instrumentiste Ryan Stevenson, officiant jusque là dans la musique de documentaire, fait une entrée remarquée dans le paysage progressif. En effet, tout amateur de l’école de Canterbury ne pourra rester longtemps insensible à ces neuf titres instrumentaux jazzy, riches et contrastés, traversés d’orgue saturé, d’une guitare tortueuse à la Phil Miller, ou d’occasionnelles vocalises féminines. Si l’esprit de National Health ou de Hatfield & The North est donc régulièrement convoqué, l’on échappe heureusement à l’imitation pure et simple, Stevenson y insufflant sa propre personnalité de compositeur, notamment par le biais de quelques séquences ambient du plus bel effet. Les claviers constituant son instrument de prédilection, ces derniers sont donc particulièrement à la fête, et ces denses arrangement de Mellotron, Hammond, piano électrique et divers synthétiseurs constituent un régal auditif de tous les instants. En plus du batteur italien Andrea Moneta, Zopp bénéficie également de la présence de quelques invités, dont Theo Travis au sax, et du parrainage bienveillant d’Andy Tillison de The Tangent (il a co-mixé et co-produit l’album), que l’on sait lui même grand amateur de Soft Machine and co. Si l’on y ajoute une inspiration mélodique rarement prise en défaut, l’on obtient une belle réussite et une nouvelle sortie de premier choix sur l’excellent label Bad Elephant Music.