Avant-Propos :

La crise sanitaire n’aura pas vraiment modifié le quotidien du courant progressif, toujours enclin à proposer des nuées de nouveautés. Certes, Steven Wilson a dû reporter la sortie de son nouvel album à l’année prochaine, avant tout pour des raisons économiques bien sûr, mais pour les autres artistes de notre mouvement, rien n’a réellement changé. Cette Sélection De Nouveautés (tout comme celle qui lui succèdera durant l’été cf. Les prochains arrivages) le prouve clairement et recense une flopée d’albums de grande qualité. Difficile au final de ne pas trouver son bonheur au sein de ce fascicule, trop peu lu certes (que voulez-vous, nous formons un public bien trop restreint), mais toujours aussi révélateur de la grande diversité des musiques progressives…
Au moment où l’on semble en mesure d’imaginer la “fin” de cette pandémie, épisode qui restera l’un des plus singuliers de nos existences, il convient pour moi de ne pas manquer de remercier chaleureusement tous ceux qui, par leur soutien actif et amical, ont permis à Cosmos Music de faire front avec un tant soit peu de sérénité…

Bonne lecture à toutes et à tous !

Olivier (pour Cosmos Music)


Promotion Juin 2020

Dans la limite des stocks disponibles...

 

2 albums à 10 et 13 € pièce !!! 

FALL OF EPISTEME : "Fall Of Episteme" (13€)

SUBSIGNAL : "A Song For The Homeless. Live In Rüsselsheim 2019" (10€)

 


La nouvelle Sélection de Nouveautés (Juin 2020)...

ABYSAL : "Return To The Live" (digipack) 17 €

AIRBAG : "A Day At The Beach" (digisleeve) 17 €

AIRBAG : "A Day At The Beach" 17 €

ARABS IN ASPIC : "Madness And Magic" (digipack) 17 €

DAVE BRONS : "Not All Those Who Wander Are Lost" (digipack) 17 €

DAVE BRONS : "Based On A True Story" (digipack) 17 €

CALIGULA'S HORSE : "Rise Radiant" (digipack) 18 €

FALL OF EPISTEME : "Fall Of Episteme" 13 €

JUS PRIMAE NOCTIS : "Istinto" (digipack) 17 €

KAYAK : "Live 2019" (2CD digipack) 21 €

NEKTAR : "The Other Side" 18 €

ORANGE CLOCKS : "Metamorphic" (digipack) 17 €

PATTERN-SEEKING ANIMALS : "Prehensile Tales" (digipack) 18 €

REALISEA : "Mantelpeace" (digipack) 17 €

THE RYSZARD KRAMARSKI PROJECT : "Kay & Gerda" (2CD digipack) 19 €

RØSENKREüTZ : "Divide Et Impera" (digipack) 18 €

SHAMAN ELEPHANT : "Wide Awake But Still Asleep" 17 €

SUBSIGNAL : "A Song For The Homeless. Live In Rüsselsheim 2019" (digipack) 10 €

TRAUMHAUS : "In Oculis Meis" (2CD digipack) 19 €

UBI MAIOR : "Bestie, Uomini e Dei" (papersleeve) 19 €

WAVE : "[Dream]" (digipack) 17 €

 


ABYSAL - THE ADAM JURCZYNSKI PROJECT : "Return To The Live" (digipack) (45:46) 17 €


Peu connu dans nos contrées jusqu’ici, Adam Jurczynski est un musicien qui oeuvre avant tout dans le milieu du métal. Néanmoins, ce guitariste avait dans ses cartons depuis 2002 un excellent album de prog instrumental, resté donc bizarrement inédit pendant 18 ans. Heureusement, les 4 compositions (13:10, 12:58, 9:12 et 10:26) découvertes ici ont été retrouvées et remasterisées pour la plus grande joie des amateurs de longues envolées instrumentales, axées certes principalement sur les guitares mais portées par une fougue communicative. Dénué totalement de paroles, Return To The Live développe un progressif mélodique et mouvant, voguant de séquences atmosphériques à du néo, en passant bien sûr par quelques envolées telluriques, plus typiques des albums de guitaristes... On pense ainsi parfois à Janos Varga, au Twelfth Night instrumental, à JPL ou à des guitar-héros comme Marty Friedman ou Neal Schon... Ne reste plus maintenant à espérer que Adam Jurczynski redonne vie à son projet Abysal pour de nouvelles aventures !

 


AIRBAG : "A Day At The Beach" (digisleeve) (64:10) 17 €

AIRBAG : "A Day At The Beach" 17 €


Tous ceux qui connaissent déjà ce groupe norvégien et/ou la carrière en solo de son guitariste et leader Bjorn Riis savent plus ou moins à quoi s’attendre à chaque nouvelle sortie d’album : un rock atmosphérique et mélancolique gorgé de solos de guitare pleins d’une sensibilité grandement redevable au meilleur du Pink Floyd des années 70. Le spectre sonore s’ancre cette fois-ci plus particulièrement dans les années 80 pour ce qui est du travail sur les ambiances, mais grâce à une production bien de notre temps, les Norvégiens évitent le piège du son très typé de l’époque évoquée. Cette fois encore, le terrain est bien balisé mais la qualité des thèmes mélodiques place Airbag au-dessus de la moyenne et fait de A Day At The Beach un des tout meilleurs albums du groupe.


ARABS IN ASPIC : "Madness And Magic" (digipack) (46:56) 17 €


Arabs In Aspic déboule avec son sixième album : Madness And Magic, le premier sur le label Karisma. Le groupe a abandonné le chant en norvégien qui caractérisait Syndenes Magi en 2017, pour revenir à l’anglais et déployer son proto-hard prog caractéristique, notamment sur scène. Cette fois-ci, les Norvégiens développent des ambiances un tantinet plus feutrées où les influences blues, folk et psychédéliques se font sentir, sans oublier pour autant le sillon du style Canterbury que le groupe affectionne. Quelque part entre les Pink Floyd et Black Sabbath originels, Arabs In Aspic ne doit décidément pas sa réputation qu’à l’étrangeté de son nom. Le groupe surprend toujours, tout en restant lui-même, identifiable, paradoxal, ténébreux mais chatoyant.

 


DAVE BRONS : "Not All Those Who Wander Are Lost" (digipack) (67:21) 17 €


Attention, ce n’est pas un disque que vous allez découvrir, mais une véritable invitation au voyage ! Dave Brons, un guitariste ayant collaboré avec Dave Bainbridge de Iona, a bénéficié de l’investissement de ce dernier dans la réalisation de son nouvel album solo, particulièrement ambitieux. Il s’agit en effet d’un concept, débutant par la création de la Terre du Milieu et se terminant avec le voyage de Frodon... Oui, vous l’aurez compris, il s’agit d’un nouvel hommage rendu à ce classique des classiques, ce monument fondateur de la fantasy moderne, l’œuvre de J.R.R. Tolkien. Optant pour une ambiance principalement celtique, qui n’oublie pas la pulsation rock primale, Dave Brons n’est pas avare en thèmes splendides, tour à tour profonds et puissants. Et que dire de ces chœurs, tout simplement grandioses ! Attention, on tient là un album d’exception, dont on n’a probablement pas fini de parler...

 

PS : le premier album de Dave Brons, Based On A True Story, datant de 2015, est également disponible au prix de 17 €. Tout aussi réussi que Not All Those Who Wander Are Lost, mais logiquement plus rock, il en est le parfait complément !


 

CALIGULA'S HORSE : "Rise Radiant" (digipack) (47:47) 18 €


Après In Contact en 2018, les Australiens de Caligula’s Horse sont de retour, confirmant l’apogée créative déjà sensible sur leur précédent disque. Caligula’s Horse, c’est la réponse australe à Haken. Le groupe n’a en effet rien à envier à son collègue en hard-prog : un chant tout aussi mobile, capable de montée dans les aigus; une musique en acier trempée, qui écrase tout sur son passage; des claviers n’hésitant pas à user de sonorités modernes et électro. Là où Caligula’s Horse se distingue davantage, c’est par une influence plus prégnante de la culture musicale pop, et un sens de la mélodie peut-être plus exacerbé. Une chose est sûre : l’avenir du hard-prog passe par Caligula’s Horse, qu’on se le dise !

 


FALL OF EPISTEME : "Fall Of Episteme" (56:26) 13 €


Les formations originaires du Danemark ne sont pas légion, aussi sommes-nous naturellement intrigués et attirés par le premier album de Fall Of Episteme. Bon, le chant découvert ici est en anglais, ce qui brise immanquablement l’idée d’une musique avec de fortes caractéristiques nationales. A l’écoute des 6 présentes compositions (de 5:53 à 15:18), on comprend vite que Fall Of Episteme oeuvre dans un contexte bien plus anglo-saxon que scandinave et développe ainsi un néo-progressif mélodique, que l’on pourrait situer entre le Marillion des débuts et quelques formations plus AOR comme Asia ou Saga. Gorgé de longs développements instrumentaux efficaces et symbole d’une musique sincère et authentique, cet opus ravira les amateurs des groupes précités. Belle découverte !


JUS PRIMAE NOCTIS : "Istinto" (digipack) (51:05) 17 €


Voici encore une formation qui prouve, s’il en était encore besoin, que l’Italie reste et demeure un des bastions du rock progressif. Jus Primae Noctis (“droit de cuissage” dans la langue de Molière !) n’est pas un groupe aussi récent qu’on pourrait le croire puisqu’il existe depuis près de trois décennies. Pourtant, Istinto est son premier véritable disque studio. Un coup de maître, n’ayons pas peur de le dire. La musique du quatuor est en effet parfaitement en place, célébrant un rock progressif symphonique de haute volée, chanté en italien, digne des plus grands quant à sa force mélodique, sa large palette de claviers vintage et ses orchestrations qui font toujours mouche. Difficile d’isoler une unique influence, tant la musique de Jus Primae Noctis fait feu de tout bois, un artiste sitôt évoqué étant remplacé par un autre. C’est sans doute là un des plus grands compliments qu’on puisse lui faire, l’affirmation d’une personnalité forte.

 


KAYAK : "Live 2019" (2CD digipack) (56:50/58:14) 21 €


Le dernier album studio de Kayak, ce vétéran néerlandais du prog, Seventeen, avait été une très belle réussite, œuvre d’une formation renouvelée autour du claviériste et compositeur Ton Scherpenzel, membre un temps de Camel. Ce double enregistrement live permet à la fois de redécouvrir les moments forts du dernier opus (l’épique “La Peregrina”, “Walk Through Fire”), joué dans sa grande majorité, et une sélection de la vaste discographie de Kayak, surtout puisée dans les années 1970. L’emphatique “Merlin” y côtoie “Still My Heart Cries For You” et le romantique “Ballad For A Lost Friend”, permettant de (re)découvrir un fleuron du prog européen qui le mérite amplement.


NEKTAR : "The Other Side" (66:06) 18 €


C’est à une plongée dans un passé d’une insolente actualité que nous vous convions avec ce copieux album. Nektar est en effet un représentant de la première vague du rock progressif, avec King Crimson, Yes ou Genesis, auteur de plusieurs albums salués en leur temps par la critique. Pourtant, cinquante ans après, le groupe semble cantonné à la seconde division du genre, au mieux. The Other Side est donc l’occasion rêvée de dévoiler un pan trop peu connu de l’histoire et de la vitalité du prog. Car avec une formation composée pour l’essentiel d’anciens membres de Nektar, d’époque différentes, nul souci de légitimité. L’esprit du groupe est bien vivant, les compositions plongeant dans le glorieux passé tout en bénéficiant d’un traitement contemporain, riches en développements instrumentaux consistants et gouleyants, inspirés et inspirants, pour une musique à la moelle mélodique digne d’un Barclay James Harvest, entre autres. Tel celui d’Uriah Heep, Nektar réalise un retour gagnant, un disque à butiner sans modération !


ORANGE CLOCKS : "Metamorphic" (digipack) (58:25) 17 €


Le deuxième album (comme le premier d’ailleurs) de cette formation anglaise est publié par Bad Elephant Music, label de qualité avide d’offrir à travers ses différents artistes une large palette des musiques progressives. Dans le cas de Orange Clocks, c’est à une sorte de space rock psychédélique, teinté de krautrock et de stoner, que nous avons affaire. Metamorphic démontre les nets progrès de son auteur, désormais focalisé sur la seule musique (fini les interludes parlés du premier opus) et bien plus apte donc à élargir son auditoire. Que ce soit en terme de personnalité et d’aboutissement musical, Orange Clocks a clairement franchi un pallier, et les 7 présentes compositions le confirment à chaque nouvelle écoute. Voici un excellent opus dans son genre, clairement destinés aux amateurs de groupes comme Gong, Hawkwind, Ozric Tentacles, voire Pink Floyd (la période Syd Barrett)...

 


PATTERN-SEEKING ANMALS : "Prehensile Tales" (Ed. Limitée digipack) (55:27) 18 €


Le groupe siamois de Spock’s Beard, formé de Ted Leonard au chant, Dave Meros à la basse, Jimmy Keegan à la batterie et John Boegehold aux claviers, propose un second album studio, à peine un an après son premier essai éponyme. Une excellente idée, lorsque l’on découvre le résultat. Prehensile Tales est en effet plus abouti, arborant des mélodies vocales plus fortes, et surtout une instrumentation plus étoffée. La dimension prog y est d’ailleurs davantage affirmée, avec des séquences mémorables, culminant dans une composition de dix-sept minutes et une autre de douze. Si le premier opus vous avait déjà séduit, celui-ci, digne du Spock’s Beard le plus inspiré, emportera définitivement vos suffrages ! L’un des probables meilleurs albums de 2020...


 

 

REALISEA : "Mantelpeace" (digipack) (57:38) 17 €


Si comme moi, vous pensez que Silhouette, par son style puissamment romantique et mélodique, est une magnifique incarnation du genre néo-progressif, ne passez pas à côté de Mantelpeace. Un des deux membres du duo qui en est le moteur créatif, Brian de Graeve, a décidé de fonder un projet parallèle avec son épouse, Marjolein. Tous deux prennent en charge les parties vocales, pour un résultat particulièrement séduisant. La musique du groupe évoque bien sûr le néo (les soli de guitare lyrique sont légions), mais s’inspire plus largement du rock celtique pratiqué par Mostly Autumn et d’un folk progressif. On navigue entre des morceaux plus dynamiques et d’autres plus intimistes, le tout réalisé avec énormément de finesse et de joliesse.

 


THE RYSZARD KRAMARSKI PROJECT: "Kay & Gerda" (2CD digipack) (46:47/46:47) 19 €


Le moins que l’on puisse dire, c’est que Ryszard Kramarski n’est pas le genre de musicien à procrastiner... Le claviériste de Millenium enchaîne les albums, avec son groupe ou dans le cadre de son “projet”, avec une régularité assez incroyable, qui pourrait conduire à l’overdose. Attention, le ‘syndrome Flower Kings’ n’est jamais très loin... Néanmoins, l’avantage avec notre ami polonais, c’est qu’il possède un savoir-faire indéniable qui lui permet de s’affranchir des risques inhérents à cette frénétique productivité. Et puis, il est mu par un enthousiasme des plus communicatifs et par une grande créativité, ne serait-ce que dans les thèmes choisis. Le quatrième opus du Ryszard Kramarski Project a ainsi pour sujet La Reine Des Neiges de Hans Christian Andersen, la version littéraire de l’oeuvre et non cinématographique. Pas de “Libérée, Délivrée!” à craindre ici, mais un délicieux progressif typiquement polonais, se situant entre symphonisme mélancolique et ambiances cinématiques. Kay & Gerda est ainsi l’opus le plus typiquement progressif de la discographie de son auteur et possède la particuliarité de voir chacun de ses 7 morceaux (de 3:44 à 8:35) chantés tour à tour par une femme (Karolina Leszko) et un homme (Dawid Lewandows-ki). Voilà ainsi l’explication des 2 CD qui contiennent donc le même programme, mais avec une atmosphère vraiment distincte. Une superbe oeuvre à ne pas rater donc !


RØSENKREüTZ : "Divide Et Impera" (digipack) (64:12) 18 €


Røsenkreütz est le projet monté par le producteur et musicien italien Fabio Serra, dont Divide Et Impera est le second volet, après un premier opus, Back To The Stars, en 2014. Comme Jem Godfrey, Fabio Serra a voulu témoigner de son amour pour le rock progressif, et il le fait au travers de compositions grand format, très cinématiques, privilégiant une musique proche du meilleur Asia, de certains opéras-rock ou du néo-prog. On pense également fortement aux réalisations d’un Dave Kerzner. Sincérité de la démarche, efficacité des thèmes vocaux, et une large place dévolue aux claviers sont les éléments gagnants d’une musique faussement simple, à laquelle il est extrêmement difficile de résister. Un enthousiasme communicatif !

 


SHAMAN ELEPHANT: "Wide Awake But Still Asleep" (40:15) 17 €


Shaman Elephant s’était fait remarquer avec un premier album plein de charme et de fougue, mais encore un peu trop collé à ses influences. Si trois ans plus tard Wide Awake But Still Asleep ne bouleverse pas sa recette musicale, il laisse par contre entendre une voix bien plus personnelle. Le quatuor norvégien aime toujours mêler, dans un contexte très seventies, rock presque hard et progressif, mais il le fait cette fois avec une maturité accrue à la fois dans l’écriture et l’interprétation. Soutenus par une impeccable section rythmique, guitares puissantes ou volubiles et claviers vintage (Rhodes, Mellotron, Hammond) se volent la vedette tour à tour avec brio quand ils ne se rejoignent pas pour des riffs à l’unisson terriblement accrocheurs. Le chant du guitariste Eirik Sejersted Vognstølen, qui peut se faire autant délicat que passionné, constitue un autre atout mais s’efface aussi régulièrement pour laisser place à d’enthousiasmantes séquences instrumentales. C’est là toute la force du groupe, de pouvoir être autant à l’aise dans le format chanson, dans lequel s’illustrent ses qualités mélodiques, que dans des titres étendus plus typiquement progressifs (8 et 11 minutes pour les deux plus longs). Ajoutant de nouvelles couleurs à sa palette, du côté du Krautrock notamment, Shaman Elephant prouve brillamment qu’il ne manque ni d’énergie ni de talent avec ce second opus que l’on ne saurait trop vous recommander...

 


SUBSIGNAL : "A Song For The Homeless. Live In Rüsselsheim 2019" (digipack) (73:47) 10 €


Si, comme pour beaucoup, Subsignal, héritier du plus ancien Sieges Even, vous est encore peu connu, ce live est fait pour vous. Avec déjà cinq albums studio à leur actif, les Allemands avaient de quoi piocher pour une set-list bien agencée. Attention, bien que le groupe ait une prédilection pour certains riffs musclés, leur influence majeure est à chercher davantage du côté d’un Saga ou du néo-prog que d’un Dream Theater. Non content d’offrir avec ce témoignage un bel aperçu de sa carrière, sans privilégier exclusivement leur dernier opus en date (La Muerta), Subsignal amène de légères variations dans ses compositions, tout en demeurant fidèle à l’énergie qui les caractérise. Voici donc le moyen idéal de faire connaissance avec Subsignal !

 


 

TRAUMHAUS : "In Oculis Meis" (2CD digipack) (48:52/48:52) 19 €


Traumhaus fait déjà figure de vétéran de la scène prog allemande, actif qu’il est depuis le milieu des années 1990. Ce nouvel album studio, proposé par Progressive Promotion Records, le label (entre autres) des prodiges de Seven Steps To The Green Door, se présente sous la forme d’une double édition : l’une chantée en allemand, l’autre en anglais. De quoi élargir possiblement l’audience d’un groupe maniant avec aisance un néo-prog très personnel, le guitariste réussissant à stimuler l’intérêt de l’auditeur. On pourrait penser parfois à Arena, de par le parti pris assez musclé de la musique, mais Traumhaus sait également tirer profit de certains arrangements plus modernes. In Oculis Meis est une belle découverte qui ne vous laissera pas indifférent.

 


 

UBI MAIOR : "Bestie, Uomini e Dei" (papersleeve) (45:33) 19 €


Bestie, Uomini e Dei, quatrième réalisation studio des Italiens d’Ubi Maior, permet de retrouver le groupe à l’apogée de son expression. Il s’agit d’un concept basé sur les créatures mythologiques ou imaginaires de tout poil, mises à l’honneur le temps de six compositions comprises entre cinq et dix minutes. Comme à l’accoutumée, le style privilégié plonge directement dans les années 1970, avec une profusion instrumentale baroque et envoûtante : claviers analogiques (orgue Hammond en tête), trompette, violon, guitare électrique rugueuse, ou quand King Crimson rencontre PFM et l’école de Canterbury ! Pour tous ceux qui attendent une forme d’exigence de la part des musiciens contemporains de rock progressif, ce disque est un incontournable !

 


WAVE : "[Dream]" (digipack) (48:15) 17 €


Formé en 2016 et auteur ici de son troisième album, Wave mérite vraiment d’être découvert par le plus grand nombre. Cette formation polonaise offre en effet un progressif nuancé et chatoyant, capable d’envolées post-rock comme de sublimes développements cinématiques. Pour demeurer en terres polonaises, on peut dire sans trop se tromper que [Dream] se situe entre Millenium, Yenisei et Lebowski, mais en développant une réelle originalité. Cette originalité se situe avant tout dans la capacité de Wave à se mouvoir dans des ambiances vaporeuses et modernes sans jamais perdre de sa force évocatrice... Une excellente surprise que ces 7 compositions (de 4:48 à 8:46), amenées à accompagner nos envies de rêveries ouatées et mélancoliques...