Avant-Propos :

Attention, dans cette nouvelle Sélection, plusieurs albums présentés ne seront disponibles qu’aux alentours du 14 février. Cela concerne notamment Pendragon et Lazuli, deux formations particulièrement scrutées actuellement par le courant progressif, et il nous a semblé évident de vous soumettre dès à présent leur nouveaux opus, sans attendre donc leur arrivée en stock. Bon nombre d’entre vous ont d’ailleurs déjà réservé leur exemplaire, mais les retardataires ont ainsi l’occasion de se rattraper.
Vous constaterez également une promotion un peu particulière ce mois-ci, car les deux albums qui en bénéficient sont proposés au prix exceptionnel de 10 € pièce. Bien évidemment, et plus que jamais d’ailleurs, cette promotion ne sera valable que dans la limite des stocks disponibles.
Enfin, sachez que At The Royal Albert Hall de Camel ne fait toujours pas l’objet d’une distribution officielle au moment où ces lignes sont écrites, mais il semble que tout cela doive heureusement se décanter courant février. On croise les doigts...

Bonne lecture à toutes et à tous !

Olivier (pour Cosmos Music)


Promotion Fevrier 2020

Dans la limite des stocks disponibles...

 

2 CD à 10 € pièce !!! 

ALTESIA : "Paragon Circus"

BLIND EGO : "Preaching To The Choir"

 


La nouvelle Sélection de Nouveautés (Fevrier 2020)...

ALTESIA : "Paragon Circus" 10 €

ANTILABE : "Domus Venetkens" (digipack) 17 €

MARCO BERNARD & KIMMO PORSTI : "Gulliver" (papersleeve) 18 €

BLIND EGO : "Preaching To The Choir" (digipack) 10 €

THE BROKEN BRIDGES : "Endless Road" 17 €

DREAMING MADMEN : "Ashes Of A Diary" (cardbox) 17 €

Il GIARDINO ONIRICO : "Apofenia" 17 €

GURANFOE : "Sum Of Erda" 17 €

KARFAGEN : "Birds Of Passage" (digipack) 17 €

LATTE E MIELE 2.0 : "Paganini Experience" 17 €

LAZULI : "Le Fantastique Envol de Dieter Bohm" (digibook) 18 €

MELTING CLOCK : "Destinazione" 17 €

METAPHYSICAL ANIMATION : "Metaphysical Animation" (1973) (digipack) 17 €

MINIMUM VITAL : "Air Caravan" (digipack) 17 €

MOON HALO : "Chroma" 17 €

PENDRAGON : "Love Over Fear" (digisleeve) 18 €

SOLARIS : "Nostradamus 2.0 - Returnity (Unborn Visions)" 18 €

SON OF APOLLO : "MMXX" 18 €

THE WORM OUROBOROS : "Endless Way From You" (digipack) 17 €

ZIO : "Flower Torania" 17 €

 


ALTESIA : "Paragon Circus" (56:46) 10 €


Avec son premier album, le groupe bordelais Altesia frappe fort. Véritable bouillon de culture rock/progressive, Paragon Circus, en six titres (de 2:35 à 17:38), a clairement décidé de revisiter le métal progressif de ces vingt dernières années (Dream Theater, Opeth, Haken et consorts). Il le fait certes avec brio, mais le plus surprenant est qu’il sort finalement le plus souvent de cette profession de foi en offrant un éclectisme d’influences de haute volée. En gros, Altesia, porteur d’une identité affirmée, développe une musique bien plus typiquement progressive qu’on aurait pu l’espérer au départ. De quoi rendre l’écoute de Paragon Circus réellement passionnante. Un album, qui s’avère bien plus qu’une simple entrée en matière et qui ne laissera personne indifférent.

 

 

 


ANTILABE : "Domus Venetkens" (digipack) (45:01) 17 €


Cette formation italienne, auteur ici de son troisième album, est relativement peu connue mais bénéficie ces derniers temps d’une mise à l’honneur dans plusieurs magazines. Cette éclairage est judicieux, car le mélange stylistique proposé (prog, folk - de Grèce notamment-, jazz et classique) par Antilabe pourrait de prime abord paraître un peu trop osé. Il n’en est rien bien sûr, et les 10 compositions (de 1:28 à 7:43) de Domus Venetkens (sorti fin 2018) s’accomodent de ce délicieux melting-pot avec délicatesse et raffinement. Difficile, vraiment, de rapprocher Antilabe d’une autre formation sur la durée, même si quelques passages peuvent évoquer Minimum Vital, Renaissance ou Banco. Cela ne manquera peut-être pas de freiner certains d’entre-vous, mais les plus courageux se retrouveront face à une oeuvre vraiment fascinante, bien que peu orthodoxe...


MARCO BERNARD & KIMMO PORSTI : "Gulliver" (papersleeve) (62:19) 18 €


The Samurai Of Prog nous avait enchanté l’an dernier avec Toki No Kaze, son album hommage à l’œuvre de Miyazaki. Travaillant pour une fois sans Steve Unruh, que l’on imagine occupé avec UPF, la section rythmique du groupe, qui en forme donc au deux tiers le noyau dirigeant, sort un album dédié aux aventures de Lemuel Gulliver, ce héros de papier malgré lui, qui, confronté à des humains plus grands, plus petits que lui ou même aériens, en tira des leçons sur l’humanité en général. Pas de surprise, tous ceux qui apprécient l’œuvre des Samurai retrouveront ce qui fait leur force, ce progressif symphonique vintage et romantique, découpé en six mouvements (7:43, 17:53, 8:42, 14:30, 10:17 et 3:11) et servi par une ribambelle d’invités : Marek Arnold et... Steve Unruh (!) n’en sont que les plus emblématiques. De quoi faire plus que patienter en attendant le nouvel opus des Samurai Of Prog, déjà annoncé et qui sera consacré aux Chroniques de Narnia.

 

 

 


BLIND EGO : "Preaching To The Choir" (digipack) (48:26) 10 €


Décidément intarissable, Kalle Wallner, le guitariste et cheville ouvrière de RPWL avec Yogi Lang, livre en ce début d’année le quatrième album studio de son projet parallèle, Blind Ego. Epaulé par un groupe désormais largement aguerri à l’épreuve de la scène, il demeure fidèle à un style foncièrement rock, parfaitement équilibré et d’une armature d’acier, aussi bien dans les mélodies attrayantes mises en œuvre que dans les interventions de guitare, toujours habitées. Sur les neuf compositions (5-6 minutes en moyenne) de Preaching To The Choir, la dernière, “The Pulse”, constitue un superbe final prog, avec ses près de neuf minutes. De quoi vous (re)donner la pêche pour cette nouvelle année !


 

THE BROKEN BRIDGES : "Endless Road" (digipack) (49:31) 17 €


Formé en 2014, The Broken Bridges nous vient de Pologne et s’avère musicalement dans la parfaite tradition progressive de ce pays. Oeuvrant globalement dans un contexte seventies, mais avec quelques indéniables accointances néo, Endless Road s’avère un premier album assez savoureux. Souvent mélancoliques et aériennes, les 8 présentes compositions (de 2:29 à 11:13) ne sont pas figées ni uniformes pour autant, et offrent très régulièrement de savoureux solos de guitares et de claviers. Sans oublier même parfois quelques délicieuses fantaisies instrumentales. On pense ainsi souvent à Pink Floyd, Eloy, voire Pulsar. Sorte de Millenium plus progressif et ambitieux, The Broken Bridges fait une très belle entrée sur la scène progressive polonaise, offrant à Endless Road toutes les raisons de séduire les amateurs de progressif symphonique inspiré et inspirant...

 

 

 


DREAMING MADMEN : "Ashes Of A Diary" (Cardbox) (39:04) 17 €


Derrière cette formation texane se cachent deux frères, les Aboujaoude (Mathew et Christopher) qui ont notamment fait partie d’un Tribute Band de Pink Floyd. Cette remarque est importante car Dreaming Madmen se situe musicalement dans une forte tradition floydienne, faîte d’envolées instrumentales soyeuses et d’un méticuleux travail sur les atmosphères. Ashes Of A Diary, constitué de 7 titres (de 2:58 à 8;56), contient une dimension cinématique indéniable, mais ne se contente pas de proposer ces superbes séquences symphoniques et s’engage parfois dans un progressif plus rock et virevoltant. C’est cette savoureuse alchimie, associée à des solos de guitare en apesanteur, qui fait de Dreaming Madmen (trois autres musiciens sont associés à la fratrie) un groupe qui va séduire un large panel de mélomanes progressifs. Vous aimez par exemple le meilleur Anathema, ne passez pas à côté de Ashes Of A Diary !!


IL GIARDINO ONIRICO : "Apofenia" (2CD digipack) (77:52) 17 €


Attention œuvre imposante ! Tant par sa durée que par son exceptionnelle densité, ce nouvel album des italiens d’Il Giardino Onirico devrait faire frémir de plaisirs tous les amateurs d’un progressif riche et foisonnant tant la musique qu’il développe se déguste avec gourmandise. Très largement instrumentales (3 seulement sont chantées, par Alessandro Corvaglia, chanteur de La Maschera Di Cera et Jenny Sorrenti), les 7 longues compositions (entre 8 et 14 minutes) nécessitent de longues heures d’écoute pour l’auditeur avant de pouvoir en cerner tous les contours. Pas véritablement inscrit dans le courant typique du rock progressif italien, Apofenia pourrait plutôt rappeler (dans l’esprit) les fastes du dernier Resistance d’IQ, c’est vous dire le niveau où se situent nos amis transalpins ! Incontournable dans cette Sélection, cela va sans dire...

 

 

 


GURANFOE : "Sum Of Erda" (36:33) 17 €


Le premier album de ce groupe anglais ne risque pas, malgré sa relative brièveté, de passer inaperçu. Difficile de résister en effet à cette musique instrumentale alliant fraîcheur et énergie, inspiration mélodique et grande qualité d’interprétation. Il faut dire que le quartet est actif depuis 2012 et a eu le temps de rôder au fil des concerts son répertoire, qui incluait d’ailleurs au départ nombre de reprises de Franck Zappa. Rien d’étonnant donc à ce que Sum Of Erda soit traversé par l’influence du génial moustachu, que ce soit par le biais de thèmes joyeusement tarabiscotés ou de certaines signatures sonores, les parties de vibraphone notamment. Les délicieuses effluves 70’s qui dominent la musique de Guranfoe évoquent également Caravan ou Gentle Giant, mais une vraie personnalité est déjà à l’oeuvre sur ces cinq titres plein de surprises et proposant une riche palette sonore (deux guitares, claviers, flûte, violon...). Une bien belle révélation donc, fortement conseillée pour se réchauffer les oreilles et l’esprit en cette période hivernale...


KARFAGEN : "Birds Of Passage" (digipack) (53:48) 17 €


Antony Kalugin et sa bande continuent de nous inviter à participer à leur voyage musical au long cours, portant sur le précédent disque et ce nouvel opus autour de l’œuvre d’écrivains anglais - ici, Longfellow et Blake l’halluciné. Deux suites à l’ancienne sont présentes, déployant le faste dont les Ukrainiens sont désormais passés maîtres : un prog symphonique généreux et transcendant ses nombreuses sources d’inspiration, usant d’une palette toujours aussi impressionnante de par sa diversité (la multiplicité des instruments acoustiques a de quoi donner le vertige). Les moments traversés vont de l’acoustique au quasi-métal, en passant par des moments d’un romantisme exacerbé. Karfagen a su capturer l’essence du rock progressif canonique, en le redynamisant au prisme d’une passion sincère et entière. Un must !

 


LATTE E MIELE 2.0 : "Paganini Experience" (40:59) 17 €


Vétéran de la scène progressive italienne (même si ne subsiste plus dans l’incarnation actuelle du groupe, fort justement adaptée en “2.0”, que le bassiste, guitariste et chanteur Massimo Gori), Latte E Miele rend hommage sur ce nouvel album à une figure incontournable du monde de la musique. Le violoniste Niccolo Paganini est ainsi à l’honneur, tant dans certaines de ses compositions reprises en mode rock (mais avec une violoniste très présente dans le groupe) que dans “l’esprit” incarné par un des premiers virtuoses reconnus. Le groupe en profite alors pour rendre hommage à Keith Emerson et Jimi Hendrix (avec la reprise du titre “Angel”), tout en proposant un mélange de titres tour à tour nostalgiques ou plus ouvertement pompeux. Une bonne surprise à l’arrivée !


 

 

LAZULI : "Le Fantastique Envol De Dieter Böhm" (digibook) (42:48) 18 €


À peine deux ans après sa Saison 8, Lazuli revient avec une épopée fantasmagorique digne du baron de Münchhausen : Le Fantastique Envol De Dieter Böhm. Toujours lumineuse, la musique des Gardois se fait ici plus ronde et soyeuse, n’excluant pas pour autant quelques saillies de guitare ou de Léode. Le propos est également plus imagé encore qu’à l’accoutumée, montrant, si nécessaire, la qualité de l’écriture de Dominique Leonetti. Ainsi, les neuf titres de l’album, enchaînés de façon opératique, coulent naturellement, distillant savamment les senteurs de rock progressif patiné de World Music, et les pulsations electro caractéristiques d’un groupe qui signe là un disque superbement produit (et accompagné d’un splendide livret de 60 pages). Si les influences majeures de Peter Gabriel et des Beatles subsistent, Lazuli fait ici briller sa présence d’acteur majeur de la scène progressive à la française et vous invite à un fantastique voyage en compagnie de Dieter Böhm...

 


MELTING CLOCK : "Destinazione" (61:16) 17 €


L’Italie n’en finit décidément pas d’engendrer à un rythme régulier des nouvelles formation de qualité. C’est de Gênes que nous vient cette fois Melting Clock, mais s’il s’agit de son premier album, le sextet existe depuis 2001 et s’est longtemps fait les armes en tant que groupe de reprise. Ce n’est que récemment qu’il s’est décidé à composer son propre répertoire original et le résultat est ce Destinazioni de bien belle facture. Réminiscent tout autant de Porcupine Tree ou du Opeth post-Heritage que de Pink Floyd ou de PFM, ces neuf morceaux déroulent un progressif tantôt symphonique, tantôt néo, à l’indéniable maîtrise formelle. Un pied entre plusieurs époques donc, à l’image du mariage probant entre ces puissants riffs de guitare acérés et des envolées de clavier au parfum vintage. Le chant délicieux d’Emanuela Vedana, parfois secondée par le clavièriste Sandro Amadei, complète idéalement le tableau, avec de superbes moments lyriques dans la grande tradition italienne. L’ensemble se clôture en fanfare par la composition-titre de 15 minutes, riche en contrastes et en moments forts. Un nouveau venu sur la scène transalpine à découvrir sans tarder !


METAPHYSICAL ANIMATION : "Metaphysical Animation" (1973) (digipack) (63:05) 17 €


Il est plutôt rare désormais de dénicher des œuvres inédites issues des années 70. C’est pourtant le cas avec ce Metaphysical Animation, qui n’a jamais véritablement été publié, ayant juste fait l’objet de test de pressage à l’époque. Ce groupe floridien, fondé en 1968 et dissous en 1973 faute d’avoir trouvé un label, développe un progressif typiquement seventies (logique !), en ce sens qu’il mixe divers éléments, passant d’un psychédélisme des plus aériens à une fusion débridée, le tout donnant vie à une musique virevoltante et intense. Metaphysical Animation propose 8 compositions (de 4:07 à 13:17) qui témoignent d’une époque où le brassage stylistique était possible et courant et conduisait à des oeuvres d’une grande richesse. Cet album, réédité aujourd’hui avec une nouvelle pochette que celle prévue initialement, peut évoquer plusieurs formations, telles que Polyphony, Lift, Mahavishnu Orchestra, Yes (le chant y est pour beaucoup) voire Santana parfois. Ces références demeurent bien sûr relatives, mais la qualité des instrumentistes (du guitariste particulièrement, même si la section rythmique et le claviériste font preuve également de grand talent) est par contre un élément des plus objectifs qui vous convaincra assurémment de jeter une oreille sur cet album venu tout droit du passé...

 

 


MINIMUM VITAL : "Air Caravan" (digipack) (54:33) 17 €


Il semble qu’il faille désormais attendre 5 ans entre deux albums de Minimum Vital. Une éternité dans un monde progressif en perpétuel mouvement, engendrant une agitation qui favorise bien plus que par le passé l’oubli, ou plus exactement l’accoutumance à l’absence. Associés au fidèle bassiste Eric Rebeyrol et au revenant Charly Berna à la batterie, les frères Payssan ne semblent pas s’en soucier et dévoile cet Air Caravan toujours aussi soigné et professionnel. Certes, on pourra parfois reprocher à ce nouvel album des airs de déjà-vu, mais Minimum Vital fait constamment preuve d’un savoir-faire redoutable. Les 13 compositions (de 1:14 à 6:12), avant tout instrumentales, de ce huitième opus bénéficient d’un formidable travail rythmique, qui donne un groove indéniable à l’ensemble. Et comme claviers et guitares sont toujours aussi innovants, Air Caravan s’avère au final un excellent album de progressif symphonique, baroque et médiéval. Minimum Vital, qui est désormais dans sa quatrième décennie d’activité, se repositionne donc avec brio sur la carte progressive, et c’est très bien ainsi !!

 


MOON HALO : "Chroma" (60:27) 17 €


Chroma est le résultat de la tant attendue collaboration entre deux musiciens talentueux, le chanteur Mark Atkinson, de Riversea, entre autres, et le claviériste de Mostly Autumn, Iain Jennings. Moon Halo propose ainsi une collection de chansons extrêmement raffinées, interprétées avec la grâce dont on sait Mark Atkinson capable, et serties d’arrangements riches en claviers chatoyants. Le propos de Chroma est celui d’un néo-prog évoluant volontiers dans des sphères électro, soul, planante, orientale ou blues-rock, toujours hyper-mélodique (la science de Iain Jennings, auteur de magnifiques instrumentaux chez Mostly Autumn, n’est plus à démontrer), mais qui sait laisser la place à des envolées solistes. Un superbe album, aussi varié qu’il est constamment inspiré. Bravo !!

 

 

 


 

PENDRAGON : "Love Over Fear" (digisleeve) (65:02) 18 €


Si l’on se contentait de résumer le nouvel album studio de Pendragon comme un retour aux sources, vers ce qui pour beaucoup représenta l’apothéose de son style, les années 1990, cela suffirait certainement à susciter l’intérêt du plus grand nombre. En réalité, Men Who Climb Mountains préparait déjà largement le terrain. Mais il est vrai que l’écoute de Love Over Fear, dont la pochette n’est pas sans évoquer la beauté de celles de The World ou Not Of This World, permet de retrouver des mélodies, des gimmicks et des rythmiques caractéristiques, offrant la quintessence du lyrisme tel que sait si bien l’orchestrer Nick Barrett. La guitare, une fois de plus, est à l’honneur, et le talent de son titulaire intact, comme renforcé par le poids des années. Constitué de 10 morceaux (de 3:26 à 8:55), Love Over Fear s’avère très vite indispensable, et symbolise somme toute un nouveau départ pour son auteur...

 


 

SOLARIS : "Nostradamus 2.0 - Returnity (Unborn Visions)" (44:31) 18 €


Attention, événement ! Solaris est un groupe historique du rock progressif : non par son impact, que l’on ne peut décemment comparer à celui de nos chers dinosaurs (Genesis, King Crimson et autres Yes), mais par son origine. Formation hongroise, elle enfanta en effet d’un prog très personnel de l’autre côté du rideau de fer (Martian Chronicles en 1984), avant de produire un album considéré souvent comme leur chef d’œuvre, Nostradamus, en 1999. C’est justement la suite de cet album désormais culte que la formation propose. On y retrouve le caractère très solennel et emphatique dont Solaris est passé maître, les interventions de flûte, les chœurs, les synthétiseurs qui constituent une autre des marques de fabrique du groupe, le tout animé d’une ambition formelle toujours aussi assumée. Nostradamus 2.0 - Returnity (Unborn Visions) s’ouvre ainsi sur une suite de 34 minutes qui constitue bien évidemment le coeur de ce somptueux album qui, sans singer son illustre prédécesseur, parvient à s’imposer comme un nouvel opus d’exception.

 

 

 

 


SONS OF APOLLO : "MMXX" (59:49) 18 €


Après un live d’envergure, le super-groupe composé de Mike Portnoy, Derek Sherinian, Ron Thal, Billy Sheehan et Jeff Scott Soto est de retour avec son second opus studio. Une chose est sûre : la puissance de cette alchimie humaine et musicale est encore plus écrasante ! On trouve en effet sur MMXX des brûlots hard-rock aux refrains pleins d’emphase, des soli plus hallucinés les uns que les autres, mais également des titres plus nuancés, où Derek Sherinian use avec beaucoup de feeling du piano. De ces compositions plus prog, c’est assurément la suite “New World Today” qui domine, avec ses près de 17 minutes : un titre fleuve où le métal côtoie le jazz-rock de Planet X, pour un rendu proprement extraordinaire ! Une nouvelle réussite à inscrire à l’actif d’un groupe devenu, dans son genre tout au moins, très rapidement incontournable.


THE WORM OUROBOROS : "Endless Way From You" (digipack) (79:55) 17 €


Après un premier opus prometteur en 2013, ce groupe biélorusse revient en force avec un successeur bien rempli et qui passe clairement à la vitesse supérieure. Souvent emmenée par une flûte bavarde et profondément mélodieuse, la sève musicale, cette fois quasi-instrumentale, découverte sur Endless Way From You constitue ainsi une véritable petite merveille de progressif symphonique aux multiples facettes. Inspiration variée, de Camel à l’école scandinave en passant par Magma ou encore le jazz-fusion, profusion de couleurs instrumentales (claviers multiples, percussions mélodiques, hautbois...), majesté des thèmes... tout y est. Il semble souffler un vrai vent de liberté sur ces neuf titres souvent étendus (deux pointes à 13 et 14 minutes) où s’épanouissent atmosphères diverses et changements d’ambiance sans cesse renouvelés. Avec cette très bonne surprise, The Worm Ourobouros signe une des oeuvres les plus marquantes de ce début d’année, tout simplement...

 

 

 


ZIO : "Flower Torania" (53:11) 17 €


Depuis les remaniements en profondeur opérés au sein de Karnataka, le batteur Jimmy Pallagrosi avait décidé de monter son propre groupe. Au sein de Zio, il est entouré d’Olivier Castan aux claviers, Liz Hayes à la basse, Marc Fascia à la guitare, ainsi qu’Hayley Griffiths et Joe Payne au chant. Il aura fallu pas moins de deux ans à ces musiciens pour mettre au point leur premier opus studio, un concept entre science-fiction et fantasy. La production de Flower Torania est éclatante de puissance, et la dominante stylistique est difficilement résumable : disons qu’il y a, dans ce néo-prog papillonnant, une sérieuse dose d’éfficacité à la Arena, de mélodisme à la Frost*, quelques influences plus métal, mais aussi de la pop, du rock... Une sorte de Queen progressif où la complémentarité des voix masculine et féminine fait merveille. Décapant et rafraîchissant !