Avant-Propos :

La situation actuelle n'est pas encore très simple à gérer, et si tous les acteurs du courant progressif sont évidemment concernés, il semble que ce soient les plus notoires qui soient un peu plus impactés que les autres. En particulier le label InsideOut qui a dû reporter de quelques semaines plusieurs de ses sorties, dont celles de Kansas (attention disponible seulement à partir du 17 juillet) par exemple. On comprend aisément que les contraintes et les enjeux soient plus importants pour le label allemand que pour ses confrères plus modestes, mais cela ne facilite pas nos commandes, donc notre gestion des stocks. Du coup, pas de présentation ici de Haken ou du troisième volet des reprises du trio Morse-Portnoy-George, Cov3r To Cov3r (proposé également sous la forme d'une anthologie triple CD contenant les 3 volumes : Cover To Cover Anthology), qui seront pourtant disponibles courant août. Comme d'habitude, sachez que vous pouvez d'ores et déjà les réserver, ainsi d'ailleurs que toutes les nouveautés listées dans les "Prochains Arrivages" à la fin de ce fascicule. Merci pour votre confiance.

Bonne lecture et bon été à toutes et à tous !

Olivier (pour Cosmos Music)


Promotion Eté 2020

Dans la limite des stocks disponibles...

 

2 albums à 10 et 13 € pièce !!! 

ELECTRIC MUD : "Quiet Days On Earth" (10€)

THE OPIUM CARTEL : "Valor" (13€)

 


La nouvelle Sélection de Nouveautés (Eté 2020)...

ABEL GANZ : "The Life Of The Honey Bee..." (digipack) 17 €

ALCANTARA : "Solitaire" (digipack) 17 €

APOGEE : "Endurance Of The Obsolete" (digipack) 17 €

THE BLACK NOODLE PROJECT : "Code 2.0" (digipack) 17 €

ELECTRIC MUD : "Quiet Days On Earth" 10 €

FATAL FUSION : "Dissonant Minds" 17 €

FISH ON FRIDAY : "Black Rain" (digipack) 18 €

KRISTOFFER GILDENLÖW : "Homebound" (digipack) 17 €

GÖSTA BERLINGS SAGA : "Konkret Musik" (Ed. Limitée digipack) 18 €

THE IKAN METHOD : "Blue Sun" 17 €

IO EARTH : "Aura" (digipack) 18 €

KANSAS : "The ABsence Of Presence" (Ed. Limitée digipack) 18 €

LESOIR : "Mosaic" (digipack) 17 €

LONELY ROBOT : "Feelings Are Good" (Ed. Limitée digipack) 19 €

LONG DISTANCE CALLING : "How Do We Want To Live ?" (Ed. Limitée digipack) 20 €

MAGENTA : "Masters Of Illusion" (CD/DVD digipack) 18 €

MAGIC BUS : "The Earth Years" (digipack) 17 €

MY ARRIVAL : "Satur9 & Indigo" (digipack) 17 €

O.A.K. : "Giordano Bruno" 17 €

THE OPIUM CARTEL : "Valor" 13 €

PIXIE NINJA : "Colours Out Of Space" 17 €

PROFESSOR TIP TOP : "Tomorrow Is Delayed" 17 €

SARIS : "Beyond The Rainbow" (digipack) 17 €

 


ABEL GANZ : "The Life Of The Honey Bee And Other Moments Of Clarity" (digipack) (50:21) 17 €


Cela faisait six longues années que nous n'avions plus de nouvelles d'Abel Ganz, cette formation écossaise dans laquelle Alan Reed (ex chanteur de Pallas) fit ses premières armes, et qui apparaît désormais comme un vétéran de la scène néo-prog. Son nouvel opus, à la pochette sobre et classieuse, et sur la production duquel quelques bonnes fées se sont penchées (comme un certain Jacob Holm-Lupo), est un concept centré sur la mémoire et l'oubli. Musicalement, on ressent une forme de sérénité dans la richesse stylistique déployée par les musiciens, touchant aussi bien au prog pur jus qu'au folk, avec un net penchant celtique. Les mélodies des 6 morceaux (de 2:40 à 13:31) de The Life Of The Honey Bee And Other Moments Of Clarity ont été longuement travaillées et peaufinées, faisant de celui-ci un disque extrêmement léché, brillant de mille feux : de quoi faire d'Abel Ganz les brillants alter égos de Big Big Train. Magnifique !

 


ALCANTARA : "Solitaire" (digipack) (46:56) 17 €

 


Celui qui comprend comment le premier album d'un groupe sicilien se retrouve sur un label irlandais a bien de la chance. La mondialisation est certes devenue une norme, en bien comme en mal d'ailleurs, cette situation a de quoi nous interroger, a fortiori quand on constate la grande variété de labels progressifs italiens. Quoi qu'il en soit, Progressive Gears a tiré le gros lot, car Solitaire est une petite perle qui, en un mélange tout autant improbable que parfaitement cohérent, développe un prog floydien, à la fois symphonique et psychédélique, et digne du meilleur Marillion. Notamment celui des années 80, mais pas seulement car certains des 8 morceaux (de 2:05 à 9:38) évoquent par exemple le magnifique "This Strange Engine" (composition issue de l'éponyme album du groupe anglais et pas loin d'être l'acmé de sa carrière). Les solos de guitare sont vraiment dignes du meilleur Rothery et envoûteront tous les adeptes de ces envolées mélodiques et bouleversantes d'émotion. Et si on adjoint à ce probant assemblage un chant soyeux, des atmosphères aériennes (à la Airbag) et une production impeccable, on fait de Alcantara l'une des révélations du "monde d'après"...


APOGEE : "Endurance Of The Obsolete" (digipack) (65:34) 17 €


Endurance Of The Obsolete est déjà le dixième album studio de Apogee, le projet initialement parallèle d'Arne Schaffer, chanteur et guitariste du groupe allemand Versus X. Ayant ainsi largement fait ses preuves, Apogee, réalisé par Schaffer seul, à l'exception des parties de batterie assurées par Eberhard Graef, s'impose désormais comme une valeur sûre du prog d'outre-Rhin. Ce nouvel opus est d'ailleurs une nouvelle fois pris en charge par Progressive Promotion Records. Endurance Of The Obsolete, dont les six compositions s'étalent de cinq à seize minutes, est gorgé de sonorités caressant les amateurs de prog dans le sens du poil : mellotron, guitare légèrement acide à la King Crimson des débuts, et en prime des parties vocales en canon directement inspirées de celles de Gentle Giant. La multiplication des breaks, la richesse des thèmes successifs, transcendent ce disque, sur lequel plane toujours l'ombre de Peter Hammill, mais un Peter Hammill ayant endossé les vêtements de Ian Anderson dans Jethro Tull.

 


 

THE BLACK NOODLE PROJECT : "Code 2.0" (digipack) (44:04) 17 €


Code 2.0 est le septième album des Français de The Black Noodle Project, un disque qui provoque d'entrée un grand étonnement : Jérémie Grima, l'un des leaders et fondateur du groupe, n'est pas présent, laissant les commandes à son camarade guitariste Sébastien Bourdeix. Après enquête, il apparaît que Grima n'a pas quitté définitivement le groupe et a simplement dû laisser ici sa place pour des raisons d'emploi du temps surchargé. Présenté comme un opéra en sept actes, Code 2.0 est une œuvre majoritairement instrumentale à l'impact mélodique direct, une ambiance mélancolique entre post-rock et Pink Floyd, où les guitares électriques comme acoustiques sont subtilement rehaussées par les nappes de claviers et quelques touches plus cuivrées. The Black Noodle Project est une formidable machine de guerre, capable de remporter de magnifiques victoires en l'absence de l'un de ses généraux emblématiques. Bravo donc particulièrement à Sébastien Bourdeix qui démontre avec brio qu'il est bien plus qu'un simple lieutenant !

 

 


 

ELECTRIC MUD : "Quiet Days On Earth" (79:47) 10 €


Le duo allemand formé de Hagen Bretschneider et Nico Walser, alias Electric Mud, revient avec un nouvel album surprenant, passant d'un post-rock bluesy et industriel à un ensemble proche de l'ambient dont le titre révèle la teneur : Quiet Days On Earth. Avec ses 79 minutes, ce disque vous emporte, sans démonstrations futiles, tout au long de 15 plages où l'on côtoie aussi bien Tangerine Dream que Mike Oldfield, les premiers King Crimson que Vangelis, Steve Hackett ou Camel... La production, claire et spatiale, les compositions, inspirées et cinématographiques, de même que les arrangements, précis et travaillés, font de Quiet Days On Earth une très belle surprise dans le registre des musiques instrumentales. Ce deuxième opus de Electric Mud, frisant la perfection dans son genre, pourrait bien être le compagnon parfait des chaudes soirées estivales qui nous attendent...

 


FATAL FUSION : "Dissonant Minds" (43:08) 17 €


Fatal Fusion, en dépit des albums déjà sortis à ce jour, fait encore figure de groupe en devenir, de promesse à concrétiser. Son quatrième opus, Dissonant Minds, est peut-être celui qui lui permettra d'atteindre une plus large reconnaissance. Quatre compositions seulement sont au menu, la première et la dernière culminant respectivement à quatorze et seize minutes. Ces suites sont parmi ce que les Norvégiens ont produit de meilleur, brassant les influences issues du début des années 1970, Genesis, King Crimson ou Van der Graaf Generator, mais incorporant également des échos du bon vieux hard-rock. Dissonant Minds, par sa variété et sa volonté de porter fièrement les valeurs progressives originelles, a bel et bien toutes les chances d'être pour ses auteurs l'album de la consécration. Grisant !


FISH ON FRIDAY : "Black Rain" (digipack) (55:31) 18 €


Fish On Friday serait-il le secret musical le mieux gardé de Belgique ? On serait tenté de le croire, tant fort d'une discographie de cinq albums studio, en comptant cette nouvelle création, le groupe a bâti une œuvre proche de la perfection mélodique. Comptant dans ses rangs Nick Beggs, Fish On Friday distille une musique extrêmement soignée, où chaque note est essentielle, et qui sait toucher les fibres les plus sensibles de votre être. Les musiciens ont en effet su faire fructifier le meilleur de l'héritage de Alan Parsons Project, Barclay James Harvest, du Pink Floyd canal Gilmour ou de Genesis, servis par la voix veloutée de Frank Van Bogaert et celle, plus fruitée, de Lola Beggs, la fille du bassiste. La beauté à l'état pur, la chaleur d'une étoile capturée dans un disque.

 


KRISTOFFER GILDENLÖW : "Homebound" (digipack) (39:14) 17 €


Ayant débuté dans l'ombre de son frère Daniel, toujours leader de Pain Of Salvation, Kristoffer Gildenlöw a su au fil des années et des projets se faire un prénom. Bassiste au sein de Kayak, désormais vétéran de la scène prog néerlandaise (pays où il vit depuis de nombreuses années), il a également trouvé le temps de réaliser un troisième album en solo. C'est sa fibre la plus acoustique qui est ici à l'honneur, mais attention : à tous ceux qui craindraient de devoir supporter une certaine langueur, il n'en est absolument rien. Les thèmes, les orchestrations, sont d'une grande richesse et d'une sophistication extrême. Et que dire de la voix ? Splendide, capable de varier les ambiances sans jamais perdre de sa sensibilité. L'artiste se permet même de reprendre un titre de Leonard Cohen, avec brio toujours. Homebound est en outre la première partie d'un ensemble de deux disques, dont le second volet, plus rock, est prévu pour la fin de l'année.


GÖSTA BERLINGS SAGA : "Konkret Musik" (43:25) 18 €


Gösta Berlings Saga, avec vingt ans d'activité derrière lui, peut désormais se targuer d'être un nom qui compte dans le landerneau prog. Les Suédois proposent en effet une musique très personnelle, à nulle autre pareille, propre à susciter passion ou rejet. Instrumental une fois encore, Konkret Musik, leur nouvel opus, ne déroge pas à leur orientation stylistique : les pieds ancrés dans une conception ambitieuse de l'art, Gösta Berlings Saga mixe musique électronique, expérimentations d'avant-garde et rock nocturne à la King Crimson, pour un résultat inattendu et magnétique. Les douze titres de Konkret Musik sont souvent courts (de 0:59 à 6:15), mais intenses, faisant de chaque écoute une expédition à travers des notes parfois hostiles, parfois bienveillantes. Unique !


THE IKAN METHOD : "Blue Sun" (58:17) 17 €


Pas facile de déterminer quel est l'actuel Eldorado du courant progressif... En tout cas, l'Italie est une candidate, à la fois indéniable et crédible. Originaire de Rome, The Ikan Method est au départ le projet du batteur Luca Grosso que l'on a connu au sein de Narrow Pass ou de The Rome Pro(g)jet. Celui-ci, entouré ici de plusieurs musiciens (dont son fils à la flûte sur un titre), a décidé de proposer sa propre musique, après avoir joué celles des autres ces 30 dernières années. Blue Sun est une oeuvre toute tournée vers le néo-progressif, anglais avant tout d'ailleurs, et possède la particularité d'alterner morceaux chantées (dans la langue de Shakespeare : logique !) et instrumentaux. Et dans les deux cas, la réussite est au rendez-vous ! Assez proche de ce que Lee Abraham, IQ ou Galahad proposent actuellement, Blue Sun met particulièrement la guitare en avant, le fait certainement que le préposé à cet instrument soit un musicien de grand talent. Les claviers sont un peu en retrait, mais de fait font des apparitions solistes des plus remarquées. Excellente surprise !

 


IO EARTH : "Aura" (digipack) (63:58) 18 €


Deux ans après l'excellent Solitude, Io Earth est déjà de retour pour un album qui a délibérément axé son propos musical sur le versant le plus mélodique et soyeux de l'inspiration de son duo fondateur, le guitariste Dave Cureton et le claviériste Adam Gough. Les adeptes de musiques privilégiant les mélodies et qui aiment que la part instrumentale soit dominante seront donc aux anges, les parties chantées étant ici nettement en retrait et le plus souvent limitées à des vocalises (féminines et masculines) toutes en délicatesse. Plus atmosphérique et cinématique que jamais, la musique que nous fait découvrir Io Earth sur Aura est donc une très belle invitation au voyage (par les temps qui courent, on en a bien besoin et celle-ci est sans risque !), même si on peut penser que cet album prendra une place à part dans la discographie toujours florissante de ce très talentueux groupe anglais.


 

 

KANSAS : "The Absence Of Presence" (Ed. Limitée digipack) (47:25) 18 €


The Prelude Implicit, en 2016, avait fait figure d'événement, célébrant avec brio le retour studio des vétérans du prog à l'américaine. Cette bonne nouvelle ne sera finalement pas restée isolée, puisque voilà déjà un nouvel opus studio, réalisé avec la participation active d'un nouveau claviériste, Tom Brislin, qui fut membre de Yes, Renaissance ou Camel. Un apport qui a sans doute stimulé le groupe, puisque les nouveaux morceaux qui sont proposés synthétisent la dimension la plus progressive des années 1970 (les effusions instrumentales, solo de violon, de guitare et de claviers) avec le caractère mélodique plus direct et efficace des années 1980. The Absence Of Presence est le type même d'album que l'on commence à écouter, et que l'on ne peut s'empêcher de relancer, encore et encore. Le passé est bien toujours présent !

 


LESOIR : "Mosaic" (digipack) (45:20) 17 €


Avec Mosaic, leur cinquième album, les Hollandais de Lesoir poursuivent leur mue stylistique entamée avec Latitude en 2017. Moins abrasif qu'à ses débuts sans pour autant être plus sage, Lesoir délivrent à présent un délicieux rock progressif atmosphérique, sophistiqué et transgenre, preuve indéniable de l'éclectisme musical de la scène néerlandaise. Amateurs invétérés ou simples profanes, Mosaic, porteur d'un soucis mélodique jamais pris en défaut, est pour vous. Et si certains journalistes évoquent également une forme de mélancolie plus typiquement polonaise pour décrire les 9 compositions (de1:59 à 7:40) de Mosaic, ce dernier connaît de régulières poussées de fiève qui engendrent au final un équilibre des plus probants. Ajoutez à cela un chant féminin envoûtant, plus quelques envolées des plus floydiennes, et vous avez là un excellent album de prog atmosphérique.


LONELY ROBOT : "Feelings Are Good" (Ed. Limitée digipack) (61:21) 19 €


Avec Under Stars en 2019, John Mitchell avait clôt la trilogie qui avait fait connaître son projet soliste Lonely Robot. Feelings Are Good est donc le début d'un nouveau chapitre, mais il ne dépaysera pas vraiment les amateurs. Le chanteur-guitariste délivre toujours son prog pop-rock finement léché, toujours impeccablement produit, dont la grande force réside dans les mélodies - ces refrains percutants et étincelants ! - et les envolées de guitare électrique. Sur les derniers titres de Feelings Are Good, John Mitchell prend davantage de risques, innove plus franchement, s'essayant à des ballades très symphoniques ou à des ambiances plus électro (l'influence de Frost*, dont il est partie prenante ?). Feelings Are Good, ou la solidité d'un savoir-faire artisanal confirmé.

 


LONG DISTANCE CALLING : "How Do We Want To Live ?" (Ed. Limitée digipack) (53:01) 20 €


Après la claque visuelle autant que que sonore que fut Stummfilm, Long Distance Calling offre avec How Do We Want To Live ? le point d'orgue d'une discographie en tout point exemplaire. Plus cinématographique, plus dense, la musique des Munstériens n'a jamais été aussi proche de la perfection. Chaque note jouée répond à un schéma bien précis et trouve sa pleine cohérence dans une homogénéité affirmée, où les émotions virevoltent et s'entrechoquent. How Do We Want To Live ? est la parfaite bande originale de votre film. Mouvant, imprévisible, ce nouvel album de Long Distance Calling ne laissera personne indifférent.

 


MAGENTA : "Masters Of Illusion" (CD/DVD digipack) (63:13) 18 €


Masters Of Illusion est le nouvel album studio de Magenta, une institution dans le monde du prog. Boosté par ses divers projets parallèles, Robert Reed se révèle particulièrement inspiré dans l'écritures des morceaux de ce disque, aux formats généralement assez étendus, et qui rendent hommage aux acteurs de films d'horreur du XXe siècle. Christina Booth illumine toujours la musique de sa voix caractéristique, tandis que guitares et claviers déploient tout leur faste. Quelques invités sont également de la partie, John Mitchell, Troy Donockley ou Peter Jones. L'ampleur des orchestrations utilisées se ressent des différents disques du Sanctuary de Rob Reed, et permet à Masters Of Illusion de se hisser parmi les plus belles réalisations de Magenta, proche de Revolutions ou Seven. A ne surtout pas rater !

 


 

MAGIC BUS : "The Earth Years" (digipack) (38:34) 17 €


Magic Bus revient avec son quatrième album en 10 ans. Le groupe de Paul Evans n'a pas changé de route, parcourant sans relâche, sourire aux lèvres et fleur au coin de la bouche, les contrées verdoyantes du Flower Power, aux confins de l'école de Canterbury. Nos Anglais ont néanmoins fait évoluer leur propos en resserrant les compositions et proposant une production encore plus léchée (en particulier grâce à la mastérisation de Sean Magee aux Abbey Road Studios). Une douce révolution qui, si elle ne changera pas la face du monde, s'apprécie tout au long d'un disque façonné un peu à l'ancienne, mais avec un savoir-faire actuel. Ainsi, The Earth Years apparaît comme un album aérien, lumineux et même solaire que l'on écoute avec plaisir et auquel on revient quand on aime les douces friandises !

 


 

MY ARRIVAL : "Satur9 & Indigo" (digipack) (43:46) 17 €


Fondé en 2018 par d'anciens membres du groupe Sylvium, My Arrival a publié son premier album en début d'année mais n'a atterri dans notre base de données que très récemment grâce à un conseil fort judicieux (merci Serge !). Satur9 & Indigo possède une fluidité et un charme bien supérieurs à ce que les deux albums de Sylvium avaient pu révéler. Les Néerlandais de My Arrival ont recentré leur propos autour d'un progressif atmosphérique homogène, porté par un chant soyeux et des ambiances mélancoliques. Les 11 compositions de Satur9 & Indigo (de1:54 à 5:23) sont ainsi assez ramassées, mais pour un résultat des plus convaincants. Cette réussite, on la doit à des mélodies travaillées et à une cohérence globale jamais prise en défaut. On peut rapprocher My Arrival de Pink Floyd ou de Anathema, mais davantage encore peut-être du Riverside le plus éthéré. Une magnifique entrée en matière, vous l'aurez compris...

 


O.A.K. : "Giordano Bruno" (71:42) 17 €


Après une sortie limitée à la seule Italie en 2018, le premier album du multi-instrumentiste (claviers, flûte, basse, guitare acoustique, percussions) et chanteur polyglotte (italien, anglais, allemand...) Jerry Cutillo est enfin disponible en version simple CD à destination du reste du monde, et ce n'est que justice tant cette oeuvre ambitieuse mérite d'être découverte par le plus grand nombre. Plus ancrée dans le rock progressif anglo-saxon que celui de son pays de naissance, la musique découverte sur Giordano Bruno doit beaucoup à Jethro Tull (J. Cutillo est adepte de la flûte bondissante) mais se décline sur bien d'autres fronts et se révèle passionnante de bout en bout. Ajoutez à cela une jolie brochette d'invités (David Jackson, Richard Sinclair, Sonja Kristina, Maartin Allcock pour ne citer que les plus connus) et vous obtenez un fleuron de progressif symphonique, classisant, acoustique qu'il aurait été bien dommage de louper. D'autant que le prochain album du maestro est attendu pour la fin de cette année, si cette fichue pandémie de Covid-19 ne continue pas de perturber le calendrier des sorties musicales.


THE OPIUM CARTEL : "Valor" (digipack) (45:20) 13 €


The Opium Cartel, il n'est pas inutile de le rappeler, est le projet parallèle à White Willow monté par son leader, Jacob-Holm Lupo, afin de laisser libre cours à ses penchants plus sombres et plus pop, en réalité ! Difficile d'imaginer contraste plus saisissant avec White Willow, tant ce Valor respire l'air des années 1980, que ce soit en termes de sonorités de claviers ou de chant féminin, sans oublier les fameux solos de saxo. Attention, l'ensemble reste toujours très élevé pour ce qui est de l'exigence artistique et du rendu sonore. Connaissant Jacob-Holm Lupo, difficile par exemple de tomber dans les errements binaires des batteries de la décennie 80 ! Nombre d'invités sont d'ailleurs venus lui prêter main forte, parmi lesquels un certain Bjorn Riis (Airbag). Valor navigue ainsi dans des eaux tour à tour progressives et pop, dans un environnement coloré et joyeux. The Opium Cartel, ou l'interprétation norvégienne de la rétro-wave si en vogue actuellement. Superbe exercice de style au final, et non moins grande réussite !


PIXIE NINJA : "Colours Out Of Space" (digipack) (43:43) 17 €


Pixie Ninja aura été une des révélation marquante de l'année 2017 avec un premier album dévoilant une personnalité déjà bien affirmée, entre progressif scandinave typique et velléités plus contemporaines. Pour ce successeur, le duo constitué de Jostein Haugen et Marius Leiranes, s'est entouré de Fredrik Klingwall, claviériste d'Anima Morte, et à nouveau de Mattias Olsson qui, en plus de son jeu de batterie à la redoutable précision, apporte son expertise en matière de production. Toujours instrumentale, la musique des Norvégiens se pare cette fois de tonalités plus ténébreuses, logique vu que c'est du côté du maître de l'horreur cosmique H.P Lovecraft qu'ils sont allés chercher l'inspiration pour ces cinq titres aux durées confortables (de 6 à 11 minutes). Un côté plus torturé qui se manifeste par des structures souvent imprévisibles et diverses experimentations sonores, parfois parées d'électronique. Le talent déjà constaté de Pixie Ninja pour tisser des ambiances très visuelles et prenantes y fait merveille, avec en particulier de riches arrangements de claviers, qu'ils soient analogiques (le Mellotron est à la fête) ou plus modernes. Quelques éclairs de lumière sous la forme de superbes thèmes mélodiques viennent contrebalancer la noirceur ambiante, mais l'on y trouve aussi certaines séquences épiques dont la puissance tellurique est à couper le souffle. Si l'on y ajoute des couleurs post-rock, spacy ou symphoniques, l'on voit bien qu'il y a largement de quoi trouver son bonheur dans ce Colours Out Of Space inspiré de bout en bout. Une très belle confirmation !


PROFESSOR TIP TOP : "Tomorrow Is Delayed" (43:09) 17 €


Professor Tip Top est un groupe au poil qui a véritablement percé l'an dernier avec l'album Hybrids Hymns. Les Norvégiens reviennent déjà avec un Tomorrow Is Delayed marqué par des changements de musiciens et un retour au proto-prog canterburien et psychédélique du groupe. S'il peut en surprendre certains, ce nouvel opus est d'une qualité indéniable. Moins dans la veine floydienne qui en faisait les vertus mais aussi les limites, Professor Tip Top installe des ambiances plus personnelles sous la houlette de son leader Sam Foosbakk et grâce aux qualités vocales envoûtantes de Sonja Otto. Sixième album et encore une réussite pour un groupe qui s'installe avec brio dans la galaxie progressive.


SARIS : "Beyond The Rainbow" (digipack) (63:47) 17 €


Inconnu chez nous, Saris est un groupe allemand à l'histoire complexe. Né au début des années 1980, il a connu des incarnations diverses au fil des décennies, avant de se stabiliser ces dernières années. Présentés comme l'alter-égo de Saga, si populaire outre-Rhin, les musiciens de Saris livrent une musique très professionnelle, qui tient à la fois du néo prog (surtout), du symphonisme et du rock FM. Il faut dire que leur chanteur est un habitué des comédies musicales. La mélodie et les parties chantées sont donc le point fort du groupe, qui sait également densifier sa musique lors de séquences instrumentales pleines d'allant ou de moments plus symphoniques. Superbement illustré, cette nouvelle production de Progressive Promotion Records est une belle révélation dans son genre. A découvrir.