Avant-Propos :

Depuis le début de l’année, plusieurs personnes ont passé leur toute première commande auprès de Cosmos Music. Bonne nouvelle, me direz-vous. Certes, mais ces nouveaux clients, pourtant très largement au fait de l’actualité progressive, venaient tout juste de nous découvrir, et souvent par hasard qui plus est, par exemple lors d’échanges sur Facebook ou à l’occasion de discussions pré/post concerts. Un grand merci bien sûr à tous ceux qui ne manquent pas de parler de nous autour d’eux, mais ce constat nous donne surtout à réfléchir quant à notre déficit de notoriété. Notre structure VPC, désormais (presque) seule dans le paysage progressif français, souffre clairement d’un manque de promotion et il est évident que votre aide ne peut être que bénéfique pour lui apporter un peu de lumière. N’hésitez donc pas à faire partager votre expérience en tant que client de Cosmos Music, si celle-ci est positive bien sûr. Mais qui en douterait ?!? ;-)

Bonne lecture à toutes et à tous !

Olivier (pour Cosmos Music)

 


PROMOTION

Avril 2019

Dans la limite des stocks disponibles...

 

2 CD à 13 € pièce !!! 

FERVENT MIND : "Tranquilize"

RPWL : "Tales From Outer Space"

 


Sélection de Nouveautés (Avril 2019)...

COSMOGRAF : "Mind Over Depth" (digipack) 17 €

ERIS PLUVIA : "Tales From Another Time" (papersleeve) 19 €

THE FAR MEADOW : "Foreign Land" (digipack) 17 €

FERVENT MIND : "The Deconstruction Of Light" 13 €

LAST FLIGHT TO PLUTO : "A Drop In The Ocean" (digipack) 17 €

LOONYPARK : "Deep Space Eight" (digipack) 17 €

MACCHINA PNEUMATICA : "Riflessi E Maschere" (digipack) 17 €

JOOST MAGLEV : "Alter Ego" (digipack) 17 €

MOSTLY AUTUMN : "White Rainbow" (digipack) 18 €

MOTORPSYCHO : "The Crucible" (digipack) 17 €

THE MUTE GODS : "Atheists And Believers" (Edition Limitée digipack) 20 €

ON THE RAW : "Climbing The Air" (digipack) 17 €

PROFESSOR TIP TOP : "Hybrid Hymns" 17 €

QUANTUM PIG : "Songs Of Industry And Sunshine" (digipack) 17 €

THE ROOM : "Caught By The Machine" (digipack) 17 €

RPWL : "Tales From Outer Space" (digipack) 13 €

IL SEGNO DEL COMANDO : "L'Incanto Dello Zero" 17 €

SOUP : "Live Cuts" (digipack) 17 €

T : "Solipsystemology" (digipack) 17 €

DEVIN TOWNSEND : "Empath" 18 €

TRAMA : "Oscure Movenze" 17 €

FABIO ZUFFANTI : "In/Out" (papersleeve) 19 €


 

 

COSMOGRAF : "Mind Over Depth" (digipack) (45:29) 17 €


Nul besoin de vous présenter en détails le contenu du septième album de Cosmograf, ce seul patronyme est désormais un gage de qualité qui se suffit à lui-même. Depuis son apparition sur la scène progressive il y a 10 ans, Robin Armstrong a en effet réussi à se bâtir une excellente réputation, que chaque nouvelle réalisation vient confirmer et amplifier. Le multi instrumentiste anglais, connu pour son perfectionnisme sonore, a décidé de doper son habituel progressif floydien pour donner vie à une musique plus rythmée et heavy qui ne perd rien de son pouvoir de séduction, bien au contraire. Mind Over Depth propose en effet de nouvelles couleurs progressives qui, tout en conservant ces savoureuses aspirations symphoniques, tendent à rapprocher parfois Cosmograf de Riverside. Le travail sur les claviers et les arrangements électro incitent même parfois l’auditeur à penser au Ayreon le plus prog (le meilleur diront certains). Une superbe réussite à ne pas rater, mais ça vous l’aviez déjà compris.

 


ERIS PLUVIA : "Tales From Another Time" (papersleeve) (59:25) 19 €


Eris Pluvia, formation italienne qui, au début des années 1990, avait participé de la renaissance lente mais assurée du rock progressif, était revenue sur le devant de la scène à l’aube des années 2010. Et ce nouvel opus studio confirme une certitude : Eris Pluvia est un incontournable de ce prog à l’italienne, raffiné, symphonique et si attachant. Avec une flûte placée à un poste central du dispositif instrumental, Tales From Another Time multiplie les moments de grâce. L’instrumental “When Love Dies” est un petit bijou mélodique aux accents délicieusement rétro, proche de ce romantisme bucolique chéri par les Britanniques des années 1970, où la guitare électrique brille par son lyrisme. Parmi les autres compositions, toutes notables, citons en particulier les trois parties de “La Chanson De Jeanne” (sic), pour un total de dix-sept minutes, ou “The Call Of Cthulhu”, autre pièce à tiroirs forte d’une douzaine de minutes. Un rock progressif superbe, d’une évidence absolue.


THE FAR MEADOW : "Foreign Land" (digipack) (52:14) 17 €


A l’occasion de la parution de son second album il y a 3 ans, The Far Meadow avait engendré un flot de chroniques enthousiastes, et nous avions d’ailleurs conclu la notre en parlant de “vraie révélation”. Il est aisé d’imaginer que Foreign Land permette à ses auteurs de se faire définitivement un nom sur la scène néo-progressive actuelle. Néo progressive, la musique découverte ici l’est incontestablement par sa vitalité et sa modernité, mais la réduire de la sorte risquerait de faire passer un plus large public à côté de ce qui apparaîtra certainement comme l’une des sorties majeures de 2019. Les 5 compositions (19, 8, 5, 8 et 11 minutes) de Foreign Land, portées par les hautes aptitudes vocales de sa chanteuse (entre Tracy Hitchings et Kim Seviour), comportent de longues séquences instrumentales, à l’écriture et a l’exécution des plus soignées. Au final, c’est donc également du côté du progressif seventies et symphonique qu’il faut aller chercher quelques éléments de comparaison (Genesis, Steve Hackett, Renaissance, etc.). The Far Meadow signe donc bien ici une oeuvre majeure, que vous ne devez manquer sous aucun prétexte !

 


 

FERVENT MIND : "Tranquilize" (51:38) 13 €


Fervent Mind, avec son premier album Tranquilize, est la nouvelle pépite norvégienne du label Karisma. Créé par la chanteuse et compositrice Live Sollid, le groupe développe une musique ambitieuse et bien ancrée dans son époque alliant prog atmosphérique, post-rock, métal, dream pop, trip hop et effluves jazz. Les onze morceaux (de 1:55 à 6:11) de ce premier opus sont superbement composés. Les arrangements mêlent simplicité et préciosité pour délivrer des titres tour à tour aériens, violents, mélancoliques, éthérés, électroniques ou plus directs. Comme le groupe le revendique, les inspirations, flagrantes, allient Porcupine Tree, Mew, Massive Attack, Radiohead et la chanteuse norvégienne Susanne Sundfør. Ajoutez-y l’ombre avant-gardiste d’un Sigur Rós et le panorama sera proche de décrire la filiation progressive et la réalisation magistrale d’un Tranquilize qui fait de Fervent Mind une des révélations de l’année.


LAST FLIGHT TO PLUTO : "A Drop In The Ocean" (50:11) (digipack) 17 €


Cette formation galloise propose ici son second opus après le prometteur (mais discret : peu de promo réalisée à l’époque) See You At The End en 2015. C’est Robert Reed lui-même (Mister Magenta) qui nous a invités à découvrir cette formation, à laquelle il a plus que prêté main forte. Dans un premier temps en faisant une probante (quel solo de moog !) apparition aux claviers sur le morceau d’ouverture puis décidant ensuite très vite d’accueillir Last Flight To Pluto sur son propre label (White Knight Records). D’obédience néo-progressive, A Drop In The Ocean a la chance de bénéficier d’une excellente chanteuse (à la voix vraiment puissante et lumineuse) et d’un guitariste tout aussi talentueux. Les 6 présents morceaux (de 7:01 à 9:53) possèdent tous une forte identité mélodique, ce qui leur permet de s’enchaîner avec une rare efficacité. Quelque part entre Marillion (première période), Rush et Pink Floyd, Last Flight To Pluto (im)pose sa musique avec fierté et assurance, chose pas si courante au final pour un groupe à la discographie naissante. Très belle découverte.

 


LOONYPARK : "Deep Space Eight" (43:49) (digipack) 17 €


Depuis ses débuts en 2007, Loonypark avait le privilège de pouvoir bénéficier du formidable talent vocal de Sabina Godula-Zajac. Surprise pour ce cinquième opus du groupe, cette dernière a été remplacée par une autre chanteuse, Magda Grodecka. De quoi craindre un recul qualitatif pour Loonypark ? Que nenni ! Au final, la nouvelle venue fait preuve d’aptitudes largement comparables à celles de sa devancière, et se glisse dans les habits de celle-ci avec le plus grand naturel. A l’image du groupe allemand Frequency Drift, champion mondial dans le catégorie “je trouve des chanteuses plus douées les unes que les autres”, Loonypark n’a vraiment rien perdu de sa verve au final et propose toujours ce brillant néo-progressif (assez proche de Mostly Autumn et Millenium), de plus parfaitement produit. Et comme l’équilibre entre le chant clair et aérien de Magda Grodecka et les parties instrumentales est toujours aussi probant, impossible de résister aux 8 compositions (de 4:39 à 6:57) de Deep Space Eight !!

 


MACCHINA PNEUMATICA : "Riflessi E Maschere" (digipack) (45:19) 17 €


Cette nouvelle formation sort, sous le patronage de Black Widow Records, un premier album de toute beauté. Fondé en 2013 sous une forme entièrement instrumentale, Macchina Pneumatica a depuis incorporé du chant à sa musique bigarrée et ancrée dans la plus pure tradition progressive italienne. On est loin ici d’une musique convenue ou attendue, mais plutôt dans une démarche dynamique et aérienne, grâce notamment à des claviers multiformes qui font des 6 compositions (de 5:31 à 10:06) de Riflessi E Maschere de superbes réussites. La présence de l’orgue Hammond rappelle parfois le hard-rock seventies (le Deep Purple de la grande époque, pour ne prendre qu’un seul exemple), mais la sophistication de l’ensemble évoque bien sûr davantage les grandes heures de l’Italie progressive. Beaucoup de dynamisme, d’énergie et de conviction au final, mises au service d’une démarche musicale séduisante et vintage. Superbe.

 


JOOST MAGLEV : "Alter Ego" (digipack) (52:01) 17 €


Après avoir publié il y a 3 ans un premier album sous son seul nom de famille, Joost Maglev a cette fois décidé d’y ajouter son prénom pour nous présenter Alter Ego. Ce dernier, mis en musique par une ribambelle d’invités de marque (Annie Haslam, Arjen Lucassen, Mark Bogert, et autres Ben Craven), propose un progressif mélodique et lumineux, comme on n’a finalement pas si souvent l’occasion d’en découvrir. Un peu à la manière du dernier opus de Steven Wilson, Joost Maglev ne veut rien s’interdire et surtout pas la possibilité de proposer des mélanges “sucré-salé”, en ce sens que des architectures sonores recherchées (le “salé”) peuvent se parer de teintes ou de formes bariolées (le “sucré”). Certains évoquent ACT, Kansas ou Elo, voire Abba et Queen, pour expliciter ce mariage, ce qui n’est pas idiot même s’il faut bien préciser que Alter Ego possèdent des fondations bien plus progressives. Voici donc un album surprenant mais addictif, tant il s’amuse à briser les codes pour très vite ensuite les remettre à leur place. Jouissif !

 


MOSTLY AUTUMN : "White Rainbow" (78:51) (digipack) 18 €


Vibrant hommage à l’ami disparu (Liam Davison, compagnon de route de Bryan Josh durant 18 ans), les Anglais de Mostly Autumn célèbrent la perte et le souvenir sur White Rainbow. Un nouvel album empreint d’une profonde mélancolie où la colère et la souffrance s’expriment au travers des onze compositions (de 2:33 à 19:13) majestueuses illustrant cet opus. Dans une veine folk progressive si chère au groupe et d’une inspiration floydienne toujours aussi vivace, les Britanniques vont même proposer le morceau le plus long de leur carrière, “White Rainbow”, une suite épique qui s’avère une sorte de catalogue de toutes les qualités de ses auteurs. L’orientation musicale du groupe n’évolue guère, mais son caractère authentique n’est, quant à lui, jamais pris en défaut. Une petite perle !


 

MOTORPSYCHO : "The Crucible" (digipack) (40:31) 17 €

 


Motorpsycho est le genre de formation parfois déconcertante qui, dans l’environnement musical actuel, ne se donne pas toujours la chance de faire montre de son pourtant incroyable talent. Très prolifique (23 albums studio depuis sa création il y a 30 ans) et n’aimant jamais se répéter, ces chers Norvégiens adorent vraiment surprendre leurs auditeurs et il convient alors de se mouvoir au sein de leur discographie avec soin, selon ses envies et ses goûts bien sûr. Depuis plusieurs années, Motorpsycho oeuvre dans un contexte clairement progressif et The Crucible poursuit cette exploration avec brio. Les 3 présentes compositions (8, 11 et 21 minutes) expose ainsi un excellent et ambitieux progressif, tournant autour d’inclusions stoner et psychés qui garantissent un périple musicale étourdissant...


 

 

THE MUTE GODS : "Atheists And Believers" (Ed. Limitée digipack) (57:26) 20 €


Déjà un troisième album studio pour The Mute Gods, le groupe mené par Nick Beggs en compagnie de Roger King et Marco Minnemann. Sur ce nouveau disque, qui aborde des problématiques contemporaines autour des fondamentalismes et de l’intolérance, les titres constituent un paysage musical bigarré. On y navigue entre des chansons typiquement pop, très typées années 1980, des brûlots plus rock mais toujours mélodiques, des compositions plus alambiquées, plus savamment prog en somme, sans oublier des instrumentaux métissés, proches d’un Steven Wilson. Le disque se clôt par une étonnante pièce de piano, éminemment romantique. Bénéficiant de la participation d’invités, parmi lesquels Rob Townsend (Steve Hackett) et Alex Lifeson (Rush), Atheists And Believers est un opus frais et réussi, qui passe en revue bien des aspects des musiques progressives tout en conservant chevillée au corps une valeur cruciale : le plaisir.

 


ON THE RAW : "Climbing The Air" (digipack) (54:24) 17 €


Après des débuts forts prometteurs en 2017, la formation espagnole originaire de Barcelone nous propose un second opus largement à la hauteur des attentes qu’il avait pu susciter. Son progressif instrumental mâtiné de jazz-rock constitue un véritable régal auditif par sa recherche mélodique et ses constants rebondissements. Virtuoses mais rarement démonstratifs, les cinq musiciens, dont un saxophoniste/flûtiste à la verve particulièrement flamboyante, font preuve d’un savoir faire et d’un professionnalisme à toute épreuve pour donner vie aux sept compositions de Climbing The Air (de 4:43 à 8:53), toutes soignées et variées dans leur déroulement. Solos ou envolées collectives inspirées, superbes interludes acoustiques, touches de flamenco et de folklore espagnol, moments plus sombres ou tendus... pas de place pour l’ennui. Bref, une très belle nouveauté en matière de fusion jazz-prog, à consommer sans modération !

 


PROFESSOR TIP TOP : "Hybrid Hymns" (46:06) 17 €


On évoque beaucoup actuellement (et à juste titre !) la haute créativité de l’Italie en ce qui concerne le courant progressif, mais les pays scandinaves et la Norvège en particulier méritent tout autant ces louanges. Le cinquième album de Professor Tip Top confirme en tout point cette impression en poursuivant avec brio l’exploration de son néo-progressif spatial et... seventies. Cette formule pourrait sembler quelque peu anachronique, mais force est de constater que l’association de structures modernes et mélodiques avec une ambition symphonique conduit à établir ce constat avec naturel. Les claviers jouent un rôle non négligeable dans la réussite de Hybrid Hymns, par leur propension à faire sautiller ses 12 compositions (de 1:32 à 6:10) et donc à leur offrir une cohérence et une efficacité jamais prise en défaut. Ces aller retours entre les époques conduit à rapprocher Professor Tip Top de plusieurs formations, comme Pink Floyd, Camel, Alan Parsons Project, Eloy, voire Pymlico ou Anyone’s Daughter... Ce ne sont bien sûr que des indices (plus ou moins probants) pour vous permettre d’imaginer combien Hybrid Hymns est une oeuvre riche en possibles/probables plaisirs...

 


 

 

QUANTUM PIG : "Songs Of Industry And Sunshine" (digipack) (41:57) 17 €


Quantum Pig est, après The Paradox Twin, la nouvelle découverte du label de John Mitchell (Arena, Frost*, Kino, It Bites), White Star Records. Ian Faragher et Mark Stevenson sont le duo fondateur de Quantum Pig, et bénéficient pour ce premier disque de la participation de Craig Blundell à la batterie (complice de Mitchell dans Frost*). Songs Of Industry And Sunshine est d’un abord aisé, assez néo prog dans l’esprit, avec des mélodies vocales qui claquent et retiennent l’attention. Mais la mise en son est particulièrement soignée, avec des arrangements subtilement symphoniques ou des saillies de claviers, permettant de rapprocher Quantum Pig d’un Pineapple Thief.

 


THE ROOM : "Caught By The Machine" (digipack) (63:21) 17 €


Toujours sur le label White Star Records, qui a décidément le vent en poupe, voici le troisième opus des anglais de The Room. Ce groupe comprend dans ses rangs plusieurs anciens membres de Grey Lady Down, formation ayant connu son heure de gloire dans les années 1990, ainsi que (chose plus surprenante) le guitariste français Eric Bouillette, également membre de Nine Skies. Pour ce nouvel opus, évoquant les addictions du monde moderne, The Room a bénéficié de la participation de John Mitchell et de Kim Seviour au chant. La dominante musicale est puissamment mélodique, dans la lignée d’un Arena ou d’un Saga, à travers dix morceaux (de 3:07 à 8:40) relativement variés et enrichis de solis incisifs. The Room fait ici un vrai bond qualitatif, lui permettant désormais de faire partie des formations néo progressives qui comptent... Très belle surprise !

 


RPWL : "Tales From Outer Space" (50:01) (digipack) 13 €


Pour son neuvième album studio, RPWL a décidé de nous raconter, sur un ton décalé, une histoire d’extraterrestres venus à notre rencontre et d’humanité obligée d’aller se réfugier sur une autre planète. Le message sous-jacent est assez clair, à défaut d’être original : si nous continuons sur notre lancée égoïste et mortifère, notre mère la terre va devenir invivable et il ne nous restera plus qu’à aller voir ailleurs si nous y sommes. Pour illustrer musicalement ce propos pertinent, RPWL n’a pas jugé bon de reprendre la démarche aventureuse de l’album précédent, l’hétéroclite Wanted. Tales From Outer Space revient en effet au style que le groupe allemand pratique depuis ses débuts, hérité de ses compatriotes d’Eloy, de Manfred Mann Earth Band, et surtout de l’incontournable Pink Floyd, influences probantes remises au goût du jour avec élégance et détermination. Pas de grosses surprises à attendre, mais des mélodies soyeuses et lovées dans des arrangements qui font mouche, balayées par quelques accès de fièvre et saupoudrés d’un petit grain de folie qui place cet album bien haut dans la discographie, pourtant pléthorique, de son auteur.

 


IL SEGNO DEL COMANDO : "L’Incanto Dello Zero" (57:01) 17 €


Attention, déferlante de puissance en provenance d’Italie. Le label Black Widow propose en effet le nouvel album (le quatrième en une vingtaine d’années) de Il Segno Del Comando, qui s’est fait un nom dans le genre du prog sombre et gothique, très influencé par le patrimoine des musiques de films d’horreur. L’Incanto Dello Zero ne déroge pas à ce positionnement stylistique : les parties chantées évoquent en partie la tradition folk, mais l’ensemble est dominé par une musique racée, d’une énergie à laquelle personne ne peut résister, emphatique, grandiose même, à l’obscure clarté. Dans une démarche ambitieuse, la réalisation de l’album s’est accompagnée de la rédaction d’un roman explicitant ses thèmes : un bon moyen d’approfondir la découverte d’une musique magnétique, baignée d’ésotérisme. Le meilleur album du groupe à ce jour, sans aucun doute !

 


 

SOUP : "Live Cuts" (47:58) (digipack)17 €


Vous connaissez tous l’affection que l’on porte ici à cette formation norvégienne, auteur d’un magnifique prog symphonique, cinématique en diable et qui se pare régulièrement d’éléments post-rock et psychés... Voulant fêter ses 15 ans d’existence, passés très souvent sur les routes, Soup propose ce premier album live, constitué de 5 compositions (de 4:46 à 13:32) comme autant de jalons d’une carrière remarquable. Si Remedies (2017), en tant que dernier album studio en date, est logiquement le plus représenté (3 titres), Soup nous convie également à la (re)découverte d’un morceau de son plus rare premier opus de 2005. Bizarrement, seul Children Of E.L.B. n’est pas représenté ici, ce qui n’empêche pas Live Cuts d’offrir des atmosphères clair obscur toujours aussi envoûtantes.

 


 

T : "Solipsystemology" (digipack) (72:54) 17 €


Ce nouveau disque au titre en forme de néologisme est une pierre de plus apportée au jardin d’un des créateurs les plus originaux du prog contemporain, Thomas Thielen, alias T. L’opus s’inscrit dans le cadre d’une trilogie, avec Fragmentropy et Epistrophobia, récit à la narration revendiqué comme fractale d’un artiste aux intentions fracassées... Il y a, tout au long de ce disque envoûtant, plus lumineux que les précédents, une forme d’exigence artistique digne d’un David Bowie (celui d’Outside en particulier), une sarabande d’atmosphères diverses et de thèmes plus attachants les uns que les autres. C’est d’autant plus remarquable que l’interprétation, dans son intégralité, est œuvre de l’artiste seul, vocalement assez proche de Steve Hogarth. Un disque à ne pas manquer, tant on tient là un univers personnel dans lequel on aime à se perdre.


 

DEVIN TOWNSEND : "Empath" (74:16) 18 €


Artiste touche à tout, Devin Townsend nous convie, avec Empath, à un véritable orgasme musical. Parfaite rétrospective de sa féconde carrière, le fantasque canadien se revisite et se réinvente avec délice. De Strapping Young Lad à The Devin Townsend Project, toute l’essence de ce musicien hors normes se trouve ici condensée en une sublime partition à l’inspiration visionnaire. Sorte de bande son de la vie dans son ensemble, Empath est une œuvre inclassable où les seules limites restent celles de notre imagination. A noter la présence de divers invités dont Steve Vai, Anneke van Giersbergen et autres Morgan Agren...

 


 

TRAMA : "Oscure Movenze" (50:13) 17 €


Deux décennies après la réalisation de son premier album et une séparation qui aura duré près de 10 ans, voici le second opus de cette formation italienne qui a la particularité de comporter en son sein Luca Scherani (claviers) et Gabriele Guidi Colombi (basse), membres bien connus de La Coscienza Di Zeno. Constitué de 5 morceaux (de 7 à 14 minutes) se situant dans la plus pure tradition progressive transalpine, Oscure Movenze s’avère bien supérieur à son devancier, reposant notamment sur une plus probante relation entre le chant (en italien) de Annalisa Accorsi et les claviers du (toujours) brillant Luca Scherani. Et comme la guitare sait également se faire mélodieuse et inspirée, le résultat ne pourra que satisfaire les amateurs de ce progressif latin, toujours aussi chaleureux et profond et pas très éloigné (logique !) de celui de La Coscienza Di Zeno...


 

FABIO ZUFFANTI : "In/Out" (papersleeve) (41:37) 19 €


On ne présente plus Fabio Zuffanti, l’une des figures emblématiques du progressif italien contemporain. En marge de tous ses projets/groupes (Finisterre, Hostsonaten, La Maschera Di Cera, etc.), le célèbre bassiste aime parfois oeuvrer sous son propre nom et, soyons juste, pour des réussites plus ou moins avérées... D’approche assez aisée dans un premier temps, In/Out s’avère au fil des écoutes un album d’une grande richesse, à l’instar de La Quarta Vittima, son précédent album solo en date (2014). Constitué de petites pastilles (9, de 2:19 à 8:01) très expressives et chanté en italien, In/Out est un album varié et profond, qui s’échappe de temps à autres des strictes frontières progressives pour mieux y revenir. Avec le brio qu’on lui connaît, et aidé une nouvelle fois par plusieurs invités, Fabio Zuffanti développe des ambiances à la fois electro, pop-rock, trip-hop et symphoniques, le tout étant parfaitement équilibré et constamment servi par des mélodies veloutées. Voici indéniablement la nouvelle réalisation d’un artiste au sommet de son art et avide de ne jamais se répéter...